SOS des petites entreprises dans les provinces sinistrées par les inondations

Abdallah El Fergui, Président de la Confédération Marocaine des TPE-PME (Très Petites Entreprises & Petites et Moyennes Entreprises), vient de publier un communiqué exprimant la reconnaissance de la Confédération au Souverain, suite aux hautes instructions Royales adressées au Chef du Gouvernement en vue de déclarer les provinces de Larache, Kénitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane comme zones sinistrées par les inondations.
La Confédération estime que cette annonce permettra d’activer les mécanismes d’indemnisation, notamment pour les entreprises disposant d’une couverture d’assurance. Les procédures d’indemnisation reposent sur la déclaration de l’état de catastrophe, ainsi que sur la mise à disposition d’un soutien financier complet pour les différentes catégories touchées. Cela accélérera la reprise de l’activité économique et sociale et aidera les populations ainsi que les petites entreprises à relancer leurs activités avec un minimum de pertes.
Appel vers cinq directions
En cette période difficile, la Confédération a reçu de nombreux appels de la part de plusieurs catégories d’entreprises touchées. Celles-ci cherchent à être rassurées quant à leur situation vis-à-vis de leurs partenaires et des institutions bancaires et administratives, tout en s’informant sur les opportunités de soutien et d’aide disponibles pour reprendre leurs activités.
La Confédération lance un appel national urgent pour la mobilisation et la solidarité. Cette catastrophe a touché un large éventail d’acteurs économiques, tels que les très petites, petites et moyennes entreprises, les auto-entrepreneurs, les commerçants, les artisans, les métiers traditionnels, les petits agriculteurs, les pêcheurs artisanaux, les coopératives et les porteurs d’activités génératrices de revenus. Cette situation menace les moyens de subsistance de milliers de familles et place l’économie locale face à un défi majeur.
Au regard de la responsabilité nationale qui incombe à la Confédération, celle-ci appelle à :
– Soutenir le fonds d’urgence mis en place pour indemniser les sinistrés et contribuer à la relance du cycle économique local.
– Suspendre les crédits ainsi que les obligations bancaires, fiscales et sociales sans application de pénalités de retard.
– Lancer des programmes exceptionnels de réhabilitation des unités de production touchées et de protection des emplois.
– Accélérer les opérations d’évaluation des dommages et adopter des procédures simplifiées et transparentes pour l’accès au soutien.
– Renforcer la coordination entre l’État, le secteur privé et la société civile afin de garantir une réponse efficace et rapide, tout en assurant un véritable accompagnement de terrain aux petits entrepreneurs, artisans, coopératives et agriculteurs sinistrés.
Restaurer la confiance et l’espoir
La Confédération demande aux autorités et aux instances gouvernementales compétentes de l’associer à la phase de reprise des activités économiques dans ces provinces touchées, en particulier dans la ville de Ksar El-Kébir qui a subi d’importants dégâts à la suite des inondations. Une très grande partie de la population y a été évacuée, y compris les petites entreprises privées d’électricité, ce qui a entraîné la détérioration de leurs produits et de leurs stocks sous l’effet de l’eau et de la boue.
La phase actuelle exige un diagnostic anticipatif accompagné d’une intervention immédiate pour sauver ce qui peut l’être, afin de garantir une reprise fluide de l’activité économique locale. Protéger les petites entreprises, c’est protéger l’économie nationale et renforcer la stabilité sociale, d’autant plus que le tissu économique de ces provinces est composé à 99 % de très petites, petites et moyennes entreprises et d’activités génératrices de revenus.
Le Président de la Confédération, Abdallah El Fergui, réaffirme l’engagement total des membres de cette structure à participer à toutes les initiatives sérieuses et à travailler aux côtés des autorités publiques pour mettre en place des solutions concrètes et durables. Le but : restaurer la confiance et l’espoir dans les zones sinistrées et soutenir la résilience de leur tissu économique.



