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Des Lions et des Fennecs…

Par HASSAN EL ARCH

Les Fennecs ont donc dominé les Lions. Un match à oublier. La Coupe arabe ne sera pas marocaine. Elle sera peut-être algérienne ou qatarie. Ou égyptienne ? Ou tunisienne ? Allez savoir ! On verra ce mercredi ce que donneront les confrontations entre les quatre pays qui ont arraché leur ticket pour les deux demi-finales. Le onze marocain, lui, a arraché des larmes de dépit aux millions de supporters qui ont vibré pour lui dans la nuit du samedi dernier. L’enjeu de cette confrontation, tout le monde le savait, était bien évidemment politique à 200%. Y compris et surtout pour les joueurs du camp algérien, soumis à une pression à la limite du tenable. Il s’agissait pour le staff vert et blanc d’en découdre avec le Maroc non pas pour le sport (oh que non !), mais pour la fierté nationale et pour la gloriole du pouvoir à Alger. En battant le Maroc sur le carré vert du stade, c’est une victoire politique que revendiquait l’entraîneur algérien, ce soir-là. Parce que, derrière l’entraîneur, le président de la Fédération algérienne de football le revendiquait plus fort encore. Et parce que derrière le président de la Fédération, le ministre de la Jeunesse et des Sports le revendiquait au plus haut point. Et que derrière le ministre de la Jeunesse et des Sports, le Chef de l’État lui-même a décrété qu’une défaite contre le Maroc équivalait à une catastrophe nationale. Imaginez le stress des Fennecs sur la pelouse, cette nuit du samedi dernier, au somptueux stade «Al Thumama» de Doha. Car, quand on l’imagine comme il convient, on comprend mieux le geste de Youcef Belaili, star de la soirée, avec ses coéquipiers brandissant le drapeau algérien et… le drapeau palestinien. Message clair à l’adresse des Marocains qui ont «pactisé» avec Israël. Oui, on imagine aisément le stress dans le camp algérien. La Coupe arabe en elle-même, et sa finale avec ou sans l’Algérie, tout cela était périphérique dans la mesure où il s’agissait de battre les Lions de l’Atlas. Car, pour le sélectionneur algérien Madjid Bougherra, c’était le match à ne pas perdre. Peu importe ce que ses poulains devaient porter comme pression sur ce challenge. Un pays entier les regardait. Le Palais El Mouradia, surtout, mais avec un tout autre regard. Bien sûr. Alors, il reste aux supporters marocains qui n’ont pas digéré l’«affront», à ranger leur fierté. Leurs Lions ont peut-être rugi dans la nuit du 11 décembre, mais pas assez fort pour ébranler des Fennecs survoltés par l’enjeu de la confrontation. Le staff technique marocain ne doit s’en prendre qu’à lui-même et faire le débriefing des erreurs qui ont coûté la joie à 36 millions de concitoyens. Les fauteurs sont connus. Le gardien Anas Zniti qui a déserté ses filets pour encaisser, à 40 mètres, le plus beau but de cette coupe ! Il faut rendre à Youcef Belaili ce qui lui appartient… L’avant-centre Karim El Berkaoui qui a raté son pénalty au moment décisif de la rencontre, donnant la victoire (en fin de compte méritée) au onze algérien. Rarement poussée d’adrénaline a été aussi intense ! Les Lions de l’Atlas rentrent bredouilles. Faut-il s’en consoler en se rappelant qu’ils étaient détenteurs de la précédente Coupe arabe et donc encore champions en titre, avant le coup de sifflet final qui a scellé leur sortie de cette compétition ?

(Photo : La Quotidienne).

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