CONJONCTURE

Le début de 2021 comme le voient les chefs d’entreprises au Maroc

Comme à l’accoutumée, le Haut Commissariat au Plan, vient de produire une importante étude dédiée à la conjoncture telle que perçue par les entreprises en ce début d’année. On y découvre, en effet, les principales appréciations des chefs d’entreprises au titre du 1er trimestre 2021. Les professionnels approchés dans ce cadre opèrent dans les secteurs des industries manufacturières, de l’extraction, de l’énergie, de l’environnement ainsi que la construction. Leurs appréciations portent sur l’évolution de l’activité entre le 4ème trimestre 2020 et les anticipations pour le 1er trimestre 2021.

Au 4ème trimestre de l’année écoulée, la production de l’industrie manufacturière a connu une certaine stabilité, résultat d’une augmentation de la production dans les branches de la métallurgie, de la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique et de l’industrie pharmaceutique ainsi que d’une diminution de la production dans les branches des boissons et de des équipements électriques. Telles sont les appréciations préliminaires des patrons dans ces branches d’activité. Les carnets de commandes sont jugés d’un niveau plutôt normal par les chefs d’entreprises interrogés par les enquêteurs du Haut Commissariat au Plan (HCP). S’agissant de l’emploi sectoriel, il aurait connu une certaine stabilité. Globalement, le taux d’utilisation des capacités (TUC) de production dans l’industrie manufacturière se serait établi à 76%.

La construction en baisse

La production de l’industrie extractive aurait affiché, toujours au 4ème trimestre 2020, une hausse «imputable à une augmentation de la production d’autres industries extractives». Les carnets de commande se seraient situés à un niveau inférieur à la normale et l’emploi aurait connu une diminution. Au titre de la même période, la production de l’industrie énergétique aurait connu une stabilité due principalement à une stagnation dans la production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné. S’agissant des carnets de commandes, ils sont jugés d’un niveau normal. L’emploi, quant à lui, aurait connu une certaine stabilité. Dans ces conditions, le TUC dans l’industrie énergétique se serait établi à 87%.

La production de l’industrie environnementale aurait, pour sa part, enregistré une augmentation imputable à une hausse de l’activité du captage, traitement et distribution d’eau. En ce qui concerne les carnets de commandes de ce secteur, ils se seraient établis à un niveau normal et l’emploi aurait connu une augmentation. Dans ces conditions, le TUC dans l’industrie environnementale se serait établi à 83%.

Toujours au titre du dernier trimestre de l’exercice écoulé, l’activité dans le secteur de la construction aurait connu une baisse notable. Cette évolution aurait été due, d’une part, à la diminution d’activité dans les branches des travaux de construction spécialisés et du génie civil et, d’autre part, à la hausse d’activité dans la branche de la construction de bâtiments. Les carnets de commande dans la construction se seraient situés à un niveau inférieur à la normale et l’emploi aurait connu une baisse. Dans ces conditions, le TUC dans le secteur de la construction se serait établi à 61%.

Stabilité dans l’énergie

S’agissant de 2021, au 1er trimestre, les entreprises de l’industrie manufacturière s’attendent à une légère augmentation de leur production. Ces anticipations sont attribuables, d’une part, à une hausse de l’activité des industries alimentaires et de l’industrie chimique et, d’autre part, à une diminution de celle de l’industrie automobile et de la fabrication d’autres matériels de transport. Concernant les anticipations de l’emploi, les industriels prévoient globalement une stabilité des effectifs employés.

S’agissant de l’industrie extractive, les entreprises de ce secteur prévoient une hausse de leur production. Cette évolution est imputable principalement à une augmentation de la production des phosphates. Au niveau des effectifs employés, les patrons dans ce secteur prévoient une relative diminution des ressources humaines.

La production énergétique attendue au titre de ce 1er trimestre 2021 devrait connaître une stabilité attribuable à une stagnation de la production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné. Pour ce qui est de l’emploi, il connaîtrait également une certaine stabilité.

Pour ce même premier trimestre, les entreprises de l’industrie environnementale anticipent une augmentation de la production notamment dans les activités du captage, traitement et distribution d’eau et une stabilité des effectifs employés.

Les anticipations exprimées par les chefs d’entreprises du secteur de la construction, pour le 1er trimestre 2021 font ressortir globalement une diminution de l’activité. Une évolution qui résulterait, d’une part, de la baisse d’activité prévue au niveau des branches des travaux de construction spécialisés et du génie civil et, d’autre part, de la hausse d’activité attendue dans la branche de la construction de bâtiments. La baisse dans ce secteur serait accompagnée par une réduction des effectifs employés.

83.806 entreprises créées au Maroc en 2020

Le nombre d’entreprises créées au Maroc durant l’année écoulée s’est établi à 83.806, selon l’OMPIC (Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale).Ces entreprises se répartissent entre personnes morales (54.691) et personnes physiques (29.115), précise l’Office dans son récent baromètre des créations d’entreprises. Pour les entreprises personnes morales, dont le nombre total était de 697.400 en 2020, la répartition sectorielle fait ressortir la domination du commerce avec une part de 32,51%, suivi du bâtiment et travaux public (BTP) et activités immobilières (24,37%) et des services divers (17,07%). S’agissant des entreprises personnes physiques, au nombre de 1.179.576 l’année dernière, quelque 57,31% d’entre elles relèvent du secteur du commerce et 10,43% des industries  tandis que 7,55% opèrent dans des services divers. En termes de classement national, la région Casablanca-Settat abrite 276.175 entreprises personnes morales devant Rabat-Salé-Kénitra (101.668) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (75.246), indique le baromètre de l’OMPIC. Concernant les personnes physiques, ces trois régions viennent également en tête avec  respectivement 279.901, 146.699 et 141.907 entreprises.

M. E.

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