ARTS

«Icones de la plasticité au féminin», nouvel ouvrage de la peintre et écrivaine Loubaba Laalej

«Icones de la plasticité au féminin», tel est le titre qu’a choisi l’artiste peintre et écrivaine marocaine Loubaba Laalej pour son nouveau recueil de textes et œuvres, fraîchement paru à l’occasion de la récente Journée Internationale de la Femme. «De tous temps, il y eût des femmes créatrices de talent. Elles ne pouvaient s’exprimer librement. L’artiste homme, qui tenait à sa place, leur fit de l’ombre. Il faisait de l’art son privilège ! La passion, le courage, le talent et le génie n’ont pas de sexe !», écrit d’emblée Loubaba Laalej dans son ouvrage. Deux intéressantes préfaces sont au menu de l’ouvrage. La première est de la plume de Hassane El Assad, professeur universitaire agrégé et chercheur. Il écrit notamment : «L’écrivaine-artiste Loubaba Laalej réaffirme cette vérité en reconstruisant les parcours biographiques des femmes artistes qui, dans leur lutte, expriment dans la sérénité l’être féminin universel. Ces figures de la résilience sont célébrées à travers la plume et le pinceau de Loubaba afin que leurs expériences de la liberté puissent être un phare lumineux guidant femmes et hommes. Le narré icono-poétique de Loubaba laisse transparaître, par le biais des couleurs chaudes et des portraits rayonnants, la joie de la création que nourrit la souffrance. Cri de fierté et puissance de vivre au féminin thématisé à travers les parcours singuliers de Zaha Hadid, Baya et Niki de Saint-Phalle : expression du féminin émancipé des carcans géométriques de l’architecture masculine et mise en forme symbolique mettant en exergue la fluidité, la courbe et les mouvements qui miment la gestation et la «grossesse» joyeuse , telles que la laisse deviner l’œuvre de Niki et de Zaha.

On doit la seconde préface à Khalil Rais, écrivain et journaliste, qui explique que «l’initiative de Loubaba Laalej a quelque chose d’inédit. La question, une question de taille, une question quasiment sans réponse, pour la simple raison que peu d’historiens de l’art s’y sont penchés : existe-t-il une plasticité féminine ? L’art a-t-il un sexe ? Voilà une grande question à laquelle personne n’a pu répondre, étant donné que ceux qui sont censés, n’ont jamais pris en considération la place de la femme dans l’Histoire et dans l’art en particulier. Certains pourront se demander : pourquoi un livre sur les femmes plasticiennes de renom d’ici et d’ailleurs ? Durant l’histoire des arts plastiques au Maroc, si l’on peut parler de parité, nous sommes loin du compte ! L’histoire même des arts du point de vue masculin est relativement courte».

Native de Fès, Loubaba Laalej est une artiste peintre et écrivaine bourrée de talent. En 2019, elle a obtenu un doctorat honorifique délivré par le Forum International des Beaux-Arts (Fine Arts Forum International) à titre de reconnaissance. Elle a, à son actif, plusieurs publications sur son expérience créative : «Emergence fantastique», «Mes univers», «Matière aux sons multiples», «Abstraction et suggestion», «Femmes du monde : entre l’ombre et la lumière» (en cours de publication). Parmi ses recueils de poésie (écrits et œuvres), il faut citer «Fragments», «Pensées vagabondes », «Icônes de la plasticité au féminin». Elle a aussi des livres en cours de publication : «Mysticité et plasticité», «Melhoun et peinture», «Peinture et poésie», «Chuchotement du silence», «Musicalité et plasticité» (tomes 1 et 2), «Voix intérieure», «L’art et l’amour» et «La route de lumière».

H. N.

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