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Walid Regragui, merci de nous avoir fait rêver

Dans l’histoire du football marocain, certains entraîneurs passent. D’autres laissent une empreinte. Walid Regragui, lui, laisse un héritage. Le départ du coach des Lions de l’Atlas n’est pas une simple décision sportive. C’est un moment de bascule. Une de ces transitions discrètes qui, avec le temps, prennent l’allure d’une page d’histoire.

Avant lui, le Maroc rêvait. Puis, avec lui, le Maroc a osé. Il suffit de fermer les yeux et de se souvenir… Les nuits vibrantes, les cafés pleins à craquer, les rues en ébullition. Les places publiques en liesse. Les cœurs qui battaient à l’unisson lorsque les Lions de l’Atlas défiaient les géants du football mondial, lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Ce n’était plus seulement du football. C’était une fierté nationale. Presque une revanche symbolique du talent sur le doute.

Walid Regragui n’a pas seulement entraîné une équipe. Il a réveillé une croyance : un pays du Sud pouvait regarder les puissances du football droit dans les yeux. La certitude qu’une génération de joueurs talentueux pouvait devenir une véritable armada collective. La foi, surtout, que le Maroc pouvait écrire son histoire sans demander la permission à personne.

Mais bien sûr, le football est cruel. Les cycles s’ouvrent et se referment. Les exploits d’hier deviennent les attentes de demain. Et parfois, ceux qui ont élevé la barre se retrouvent jaugés et jugés à l’aune de leur propre miracle. Mais l’essentiel n’est pas là… Dans quelques années, on se souviendra peut-être des scores, des victoires, des défaites, des débordements et des états d’âme. Mais on se souviendra surtout de ceci : à un moment précis de son histoire, le football marocain a cessé de douter. Et ce jour-là, sur le banc de touche, il y avait un homme. Walid Regragui. Car dans le football, comme dans la vie, certains passent. D’autres laissent une empreinte. Et lorsqu’elles sont fortes, les empreintes deviennent indélébiles. Merci Walid Regragui de nous avoir fait rêver.

HASSAN EL ARCH

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