Au Gitex Africa Morocco, les opérateurs internationaux se donnent rendez-vous à «North Star Africa»

Alors que l’Afrique avance à grande vitesse dans un monde profondément transformé par l’intelligence artificielle et les technologies de rupture, une opportunité sans précédent s’ouvre au continent. Avec la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), qui donne accès à un marché de 3.400 milliards de dollars, le Gitex Africa Morocco met en lumière l’immense potentiel de l’économie numérique africaine à travers «North Star Africa», la plus grande vitrine de startups du continent. Ce rendez-vous réunit investisseurs locaux et internationaux autour des talents les plus prometteurs, des idées les plus audacieuses et des projets les plus disruptifs de la région.
Portée par le thème «Créer un avenir mondial pour l’Afrique numérique», North Star Africa met en avant un continent où l’innovation technologique, les solutions digitales et le commerce intra-africain répondent à l’évolution des besoins socio-économiques tout en renforçant la compétitivité de l’Afrique sur la scène mondiale.
Une dynamique d’investissement sans précédent
Déjà identifiée comme un catalyseur de déploiement coordonné à grande échelle pour l’économie numérique africaine, «North Star Africa» franchit en 2026 un nouveau cap en matière d’envergure et d’ambition, comme en témoigne une participation internationale record. Aux côtés de marchés stratégiques tels que l’Allemagne, le Japon, les Pays-Bas, l’Espagne et le Royaume-Uni, plus de 700 startups présentent leurs solutions, soit une progression de 30% sur un an. Dans le même temps, 24% des investisseurs présents participent pour la première fois à l’événement, signe d’une confiance mondiale en forte progression dans les écosystèmes africains de l’innovation.
«North Star Africa» a également attiré une forte participation de délégations gouvernementales venues de toute l’Afrique et de plusieurs marchés internationaux, consolidant ainsi son positionnement en tant que plateforme mondiale de coopération transfrontalière. La Tunisie fait son retour avec plus de 40 startups spécialisées dans les technologies durables. La Côte d’Ivoire est, pour sa part, représentée par 12 startups et par une délégation inédite de 45 responsables conduite par le Ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation. La France participe également avec son plus grand pavillon de startups jamais soutenu par les pouvoirs publics, accompagné d’une représentation ministérielle.
Virginie Royer, Directrice des grands projets et des régions chez Numéum, l’organisation professionnelle du numérique en France, déclare : «Le lien entre l’Europe et l’Afrique est extrêmement important. Nous avons de grandes choses à accomplir ensemble, et c’est ici que se construisent les connexions et les partenariats de demain. C’est la raison pour laquelle Numéum est présent au Gitex Africa Morocco. Nous tenions à mieux comprendre et à mieux connaître l’écosystème africain, et nous sommes impressionnés par la vision, l’énergie et le niveau d’avancement du Maroc et des secteurs numériques africains. Nous avons déjà noué de nombreux contacts, et ce n’est qu’un début. Ces échanges ouvriront la voie à d’importantes opportunités d’affaires entre nos écosystèmes».
Une présence institutionnelle croissante
L’élargissement du rayonnement international de l’événement et le renforcement de sa capacité à susciter des collaborations transfrontalières se traduisent également par la participation de 11 nouveaux pays venus d’Europe et d’Asie, parmi lesquels l’Andorre, la Croatie, la République tchèque, le Danemark, Hong Kong, la Hongrie, le Luxembourg, la Palestine, le Portugal et la Thaïlande. Cette présence institutionnelle croissante illustre un alignement toujours plus fort entre politiques publiques, innovation et investissement. Le Sénégal se distingue particulièrement avec une délégation nettement renforcée, conduite par son ministère en charge des TIC, ainsi qu’un nombre de startups participantes presque doublé.
Seynabou Dial, Ambassadrice Plénipotentiaire du Sénégal auprès du Maroc, déclare : «Le Gitex est désormais un rendez-vous incontournable à l’échelle africaine comme à l’échelle mondiale. C’est un point de rencontre pour tous les acteurs du numérique, de l’écosystème technologique et de la transformation digitale de nos sociétés et de nos administrations. Nous comptons 45 entreprises au sein du pavillon sénégalais, mais notre présence va bien au-delà. D’autres entreprises sont également présentes à travers le salon pour mettre en avant des solutions numériques et des opportunités d’investissement, car le digital constitue un levier essentiel du développement de nos sociétés».
Mettant en avant l’ambition stratégique du Nigeria en matière d’investissements numériques et de développement de talents capables de répondre aux défis de demain, Kashifu Abdullahi, Directeur Général de la National Information Technology Development Agency, explique pour sa part : «Pour bâtir une nation cyber-résiliente, nous avons besoin de visibilité, de préparation et de coordination. Grâce à notre initiative «3 Million Talents», nous développons les compétences des citoyens dans 12 domaines-clés, parmi lesquels la cybersécurité. Nous investissons dans les talents, car la résilience numérique d’un pays repose sur des femmes et des hommes capables de protéger les systèmes, de concevoir des solutions et de contribuer positivement à l’économie digitale au lieu d’en être exclus».
L’Afrique, terre d’opportunités mondiales
Cette édition 2026 marque également la plus forte participation jamais enregistrée de fonds souverains, de fonds de pension et de grandes institutions de financement du développement, confirmant la profondeur des capitaux institutionnels désormais mobilisés sur le continent. Dans le prolongement d’une année 2025 particulièrement dynamique, au cours de laquelle les startups technologiques africaines ont levé 4,1 milliards de dollars, soit une hausse de 25% sur un an, «North Star Africa» met en relation directe les startups avec des investisseurs à l’origine de plus de 80% des financements accordés aux startups africaines. À leurs côtés, figurent également des institutions internationales de premier plan telles que Taiyo Holding, Shell Foundation, Small Foundation et Oryx Impact, fonds d’investissement à impact qui mobilise des capitaux pour favoriser l’émergence de sociétés durables, résilientes et inclusives en Afrique.
À mesure que l’Afrique avance vers un avenir porté par l’innovation, la résilience et une croissance inclusive en lien avec le reste du monde, «North Star Africa» s’impose comme un moteur puissant de découverte, d’investissement et de transformation. L’événement ouvre la voie à une nouvelle génération de startups appelées à façonner la trajectoire numérique du continent.



