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DROITS HUMAINS

Le Maroc expose son expérience devant les Nations-Unies à Genève

Le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) a affirmé, hier au siège européen de l’ONU, à Genève, que «les Droits de l’Homme et la paix constituent deux piliers indissociables qui se renforcent mutuellement. Il ne peut y avoir de paix durable sans respect effectif des Droits humains».

Dans une déclaration devant la 61ème session du Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies, l’institution marocaine a mis en avant son engagement en faveur du renforcement de la culture des droits et de la paix à travers des actions de formation, de plaidoyer et de sensibilisation ciblant les jeunes étudiants, les enfants, les défenseurs des droits humains, les responsables de l’application de la loi et le grand public. À ce titre, «Des centaines d’initiatives ont été menées afin d’ancrer les valeurs de tolérance, de non-violence, de dialogue, de citoyenneté et des Droits de l’Homme», a précisé le représentant du CNDH, lors d’une discussion de haut niveau consacrée au thème «Droits de l’Homme et culture de la paix».

Autonomisation et non-discrimination

Le CNDH a également rappelé que les recommandations de la Commission de Vérité (Instance Équité et Réconciliation), dans le cadre de la justice transitionnelle, ont été consacrées dans la Constitution par «L’inclusion des garanties des Droits de l’Homme et de non-répétition des violations graves» ainsi que par «La criminalisation des atteintes aux Droits fondamentaux».

Le CNDH a partagé cette expérience avec l’Union Africaine, des institutions nationales des Droits de l’Homme et des ONG en Afrique et dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) dans le cadre de la coopération bilatérale et multilatérale. L’institution marocaine a, en outre, indiqué qu’elle contribue au programme «Moussalaha» destiné aux personnes accusées de terrorisme, expliquant que l’objectif de cette initiative est de «Combattre la radicalisation et de promouvoir la tolérance et le dialogue pour renforcer, entre autres, la réhabilitation des détenus».

Pour le CNDH, «La consécration d’une véritable culture de la paix passe nécessairement par une approche de droit, se basant sur les principes de participation, responsabilisation, autonomisation et non-discrimination», impliquant l’ensemble des acteurs, étatiques et non étatiques. «Seule une mobilisation collective, fondée sur la responsabilité partagée, le dialogue et l’État de droit, permettra de consolider durablement la paix et les droits de tous», a conclu le CNDH.

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