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INDUSTRIE

La Fédération de la Chimie et de la Parachimie boucle un workshop de grande facture

La Fédération de la Chimie et de la Parachimie (FCP) a organisé, le 27 novembre dernier à Casablanca, son 21ème workshop annuel sous le thème «Le développement durable au service des exportations de la chimie nationale».

L’événement s’inscrivait dans la continuité des initiatives de la FCP et vise à renforcer la compétitivité du secteur chimique national tout en intégrant les exigences croissantes du développement durable dans les stratégies industrielles et d’internationalisation. 

Fort du succès des éditions précédentes, ce workshop a réuni les acteurs majeurs de la filière de la chimie, des représentants gouvernementaux, des experts et des opérateurs économiques engagés dans la transition vers une industrie plus durable. 

La cérémonie d’ouverture a été marquée par les interventions d’Abed Chagar, Président de la FCP, d’Omar Hejira, Secrétaire d’État chargé du Commerce Extérieur, de Mohamed Ouhmed, Secrétaire Général du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, de Mehdi Tazi Vice-président Général de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), et de Hassan Sentissi, Président de la Confédération Marocaine des exportateurs (ASMEX).

Abed Chagar a d’emblée planté le décor : «Notre secteur regroupe 1.600 entreprises, génère 182 milliards de DH de chiffre d’affaires consolidé et emploie plus de 80.000 personnes dans des emplois pérennes et qualifiés. En 2024, il a confirmé son statut de premier investisseur industriel du pays avec plus de 48 milliards de DH et a réalisé 95 milliards de DH d’exportations, soit 23% des exportations industrielles marocaines».

Pour sa part, Omar Hejira a souligné que «Le secteur de la chimie et de la parachimie affiche une dynamique remarquable : +23,3% de croissance en 2024 et +51% du chiffre d’affaires orienté à l’export. Cette performance confirme son rôle clé dans la compétitivité et dans l’ouverture à l’international de notre économie. L’intégration aux marchés mondiaux exige des entreprises qu’elles renforcent leur compétitivité, améliorent leur efficacité énergétique, accélèrent la décarbonation et répondent aux normes  environnementales. Le contrat-programme conclu avec la FCP fixe des objectifs ambitieux à l’horizon 2027 : +30% de chiffre d’affaires à l’export, 4 nouveaux exportateurs par an ainsi qu’une diversification vers le Kenya, l’Éthiopie, la Tanzanie et le Moyen-Orient. Je rappelle que le Secrétariat d’État chargé du Commerce Extérieur restera aux côtés de la FCP pour renforcer les actions de prospection, de promotion dans le marché international afin de développer davantage nos exportations vers des nouveaux marchés à haut potentiel, essentiellement l’Afrique».

Pour sa part, Mohamed Ouhmed a confié : «Le Royaume dispose aujourd’hui d’une capacité opérationnelle d’environ 5,6 GW, représentant près de 46% de la capacité électrique nationale totale. S.M. le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a donné ses Hautes Instructions pour accélérer la transition énergétique du pays, en capitalisant sur l’expertise développée par les institutions publiques et les opérateurs privés. Dans cette perspective, le Maroc prévoit de déployer 15 GW de capacités additionnelles d’ici à 2030, dont 80% issues de sources renouvelables. Cet objectif nécessitera un investissement estimé à 120 milliards de DH, dont 100 milliards de DH dédiés aux énergies renouvelables, sans compter les projets relatifs à l’hydrogène vert».

Hassan Sentissi, en ce qui le concerne, a rappelé : «Nous vivons une période de profonde mutation : les marchés deviennent plus intelligents, plus attentifs à l’impact environnemental, plus sélectifs dans leur approvisionnement, les attentes portent désormais sur la performance énergétique, la réduction de l’empreinte carbone, la transparence des procédés et la qualité des matières premières. Les chaînes logistiques se réorganisent, les consommateurs évoluent, les technologies redessinent les standards. Dans ce contexte, le développement durable n’est plus une option, il est devenu un facteur clé de compétitivité, un critère décisif d’accès aux marchés. Près de 70% des grandes entreprises placent désormais la durabilité au cœur de leur décision d’État, et des secteurs liés aux matériaux verts, aux technologies propres ou à l’économie circulaire affichent  une  croissance  importante».

Deux grandes tables rondes ont rythmé l’événement. La première a porté sur l’intégration du développement durable dans la stratégie d’exportation des produits chimiques en explorant les leviers de compétitivité et de conformité environnementale à l’international. La seconde a traité de l’innovation et des nouveaux marchés, mettant en lumière les opportunités offertes par la recherche, les technologies vertes et les nouveaux modèles économiques. (Photo : laverite.ma).

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