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CINÉMA

«Wachm Errih», un film marocain poignant sur les identités en quête de sens

Quelques jours après son avant-première casablancaise, qui a eu lieu le mardi 5 mai, le film «Wachm Errih» («Empreintes du vent») poursuit sa rencontre avec le public marocain, fort d’un parcours déjà salué dans de nombreux festivals. Réalisé par Leyla Triqui, ce long-métrage s’impose comme une œuvre sensible qui explore, avec finesse, les questions complexes d’identité et d’appartenance.

Au cœur du récit, Sophia, une photographe originaire de Tanger, voit ses certitudes bouleversées en découvrant que sa mère française, qu’elle croyait disparue depuis plus de vingt ans, est toujours en vie. Cette révélation la pousse à entreprendre un voyage entre le Maroc et la France, à la recherche d’une part d’elle-même restée dans l’ombre. Son parcours croise celui d’un artiste réfugié, engagé dans une démarche artistique où le corps devient langage pour exprimer les fractures identitaires.

Prolonger le dialogue avec le public

Sans jamais sombrer dans le pathos, le film aborde en filigrane les conséquences des unions mixtes durant les grandes vagues migratoires du 20ème siècle. Il met en lumière les questionnements de générations confrontées à des héritages multiples, entre cultures entremêlées et quête de repères.

Tourné entre Tanger et Bordeaux, «Wachm Errih» réunit une distribution éclectique, mêlant talents marocains, français et syriens, dont Mahmoud Nasr, Jilali Ferhati, Anne Loiret et Widad Elma. Porté par une narration intimiste et accessible, le film privilégie l’émotion du vécu et la résonance universelle.

Déjà récompensé à huit reprises, ce drame humain ambitionne désormais de prolonger le dialogue avec le public marocain, en invitant chacun à interroger sa propre relation à l’identité dans un monde en perpétuel croisement.

LAIDIA FAHIM

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