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Le «Gitex Africa Morocco» a ouvert ses portes aux grands leaders mondiaux de la technologie

Le «Gitex Africa Morocco», plus grand Salon continental consacré à l’intelligence artificielle, à la technologie et aux startups, a ouvert hier sa 4ème édition. L’événement réunit les figures les plus influentes de la technologie mondiale, des décideurs publics, des investisseurs et des innovateurs, avec une ambition claire : faire avancer la prochaine étape de la croissance numérique du continent africain.

Organisé du 7 au 9 avril courant à Marrakech, ce rendez-vous met en lumière l’intelligence artificielle, les infrastructures numériques et les technologies de rupture qui redessinent en profondeur les systèmes économiques et sociétaux de l’Afrique. Face à la montée des enjeux liés à la souveraineté, à la connectivité, au commerce intra-africain et à l’innovation locale, la technologie s’impose désormais comme un moteur décisif du progrès à long terme et de la compétitivité à l’échelle mondiale.

Placée sous le Haut Patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, et tenue sous l’autorité du Ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, le Gitex Africa Morocco est accompagné par l’Agence de Développement du Digital (ADD) et organisée par KAOUN International, l’organisateur mondial des événements Gitex.

Appel aux investisseurs du secteur numérique

L’inauguration du Salon a été présidée par Aziz Akhannouch, Chef du Gouvernement, qui a accueilli à Marrakech une délégation internationale réunissant des responsables gouvernementaux, de grandes entreprises mondiales et des partenaires institutionnels. Le haut responsable a déclaré : «Gitex Africa Morocco est née d’une idée simple : offrir à l’Afrique une plateforme capable de lui permettre de réaliser pleinement son potentiel. L’Afrique a le talent, l’énergie et l’ambition. Ce dont elle a besoin aujourd’hui, c’est d’un financement structuré, d’un accompagnement ciblé pour les entrepreneurs, de programmes de formation créateurs d’emplois et de marchés intégrés. Aux investisseurs du secteur numérique, je dis : nous sommes prêts ! Cette préparation repose sur une forte stabilité institutionnelle, un leadership visionnaire et un engagement politique clair en faveur de la priorité accordée au numérique».

Amal El Fallah Seghrouchni, Ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, a déclaré pour sa part : «L’ambition technologique du Maroc est une initiative audacieuse, qui vise à démontrer qu’il est possible de bâtir une puissance technologique définie non par la domination, mais par sa capacité à rassembler, à mettre l’innovation au service du développement et du bien commun, à l’échelle mondiale».

Quant à Chakib Alj, Président de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), il a déclaré : «L’intelligence artificielle n’est plus une promesse lointaine. Elle est désormais une infrastructure économique à part entière. La question n’est plus de savoir s’il faut s’y engager, mais à quelle vitesse et avec quel positionnement stratégique. En tant que voix du secteur privé marocain, nous ne sommes pas ici pour observer. Nous voulons en être pleinement partie prenante».

La souveraineté numérique n’est plus une option !

La session d’inauguration a également réuni de hautes personnalités nationales et internationales, ainsi que des leaders de l’industrie, illustrant l’alignement croissant entre les politiques publiques, l’innovation portée par le secteur privé et l’investissement international dans la construction de l’avenir numérique du continent.

Mouhamadou Youssifou, Doyen du corps diplomatique africain accrédité au Maroc, a confié : «L’intelligence artificielle n’est plus une promesse lointaine, mais une réalité du quotidien et un accélérateur de développement. Quant à la souveraineté numérique, elle n’est plus une option pour les pays africains. Elle est devenue un impératif. Nous devons construire une intelligence artificielle éthique, transparente et souveraine, en pilotant la transformation numérique à travers une vision claire, une régulation adaptée et des infrastructures solides, tout en veillant à ne laisser de côté ni les jeunes du monde rural ni les populations les plus vulnérables».

Wamkele Mene, Secrétaire Général du Secrétariat de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF), a déclaré : «Les technologies numériques seront déterminantes pour libérer tout le potentiel de l’Afrique. Le «Gitex Africa Morocco» constitue, à ce titre, une plateforme essentielle pour exposer l’innovation digitale, encourager la coopération transfrontalière et faire progresser l’intégration commerciale conformément aux objectifs de la ZLECAF. Notre protocole sur le commerce numérique, le premier du genre à l’échelle mondiale, offre à l’Afrique l’opportunité non seulement de franchir un cap, mais aussi de se positionner à l’avant-garde de l’innovation numérique».

Quant à Richard Duke Buchan III, Ambassadeur des États-Unis au Maroc, il a souligné : «Certains pays parlent de l’avenir numérique. Le Maroc, lui, le construit. Là où le monde ne voyait autrefois qu’un désert, Sa Majesté le Roi a vu une opportunité. Aujourd’hui, le Royaume est animé par une dynamique de progrès et s’impose comme un pilier de stabilité, de développement intelligent, de vision stratégique et d’opportunités sans limite. Les États-Unis, plus ancien allié du Maroc, sont à vos côtés. Nous le sommes depuis 250 ans et nous ne faisons que commencer. Nous sommes déterminés à accompagner le Maroc dans la concrétisation de la vision de Sa Majesté le Roi pour chaque région du Royaume».

Ampleur et urgence de l’agenda numérique africain

Amine El Mezouaghi, Directeur Général de l’Agence de Développement du Digital (ADD), a pour sa part déclaré : «Aujourd’hui, l’enjeu ne consiste plus seulement à suivre le mouvement de la transformation numérique. Il s’agit désormais de prendre part pleinement à sa construction, en contribuant concrètement à son essor et en bâtissant un écosystème digital capable d’innover, de créer de la valeur et de porter un progrès durable. La réalisation de ces ambitions suppose nécessairement un renforcement de l’investissement, une coopération plus étroite entre l’ensemble des parties prenantes, ainsi qu’un engagement accru en faveur de la coopération Sud-Sud, en tant que levier majeur pour accélérer le développement numérique à l’échelle du continent africain».

Le programme de cette édition 2026 reflète à la fois l’ampleur et l’urgence de l’agenda numérique africain. Il s’enrichit de nouveaux axes sectoriels, parmi lesquels les infrastructures intelligentes pour les centres de données, la cybersécurité, la fintech et l’inclusion financière, la mobilité du futur et les villes intelligentes.

Trixie Loh Mirmand, CEO du «Gitex Africa Morocco», a expliqué que «Le Maroc se trouve aujourd’hui à un point de convergence particulièrement stratégique, où investissements, politiques publiques et partenariats se rejoignent pour transformer les défis en opportunités. Le «Gitex Africa Morocco» offre une connexion globale donnant accès à des réseaux puissants, à des investissements, à des opportunités, à des relations, à des connaissances et à de nouveaux partenariats technologiques. Grâce à ce pont vers le reste du monde, le Maroc et l’Afrique peuvent s’affirmer non plus comme de simples acteurs émergents, mais comme de véritables parties prenantes du nouvel ordre de l’économie numérique mondiale».

Un programme dédié à la cybersécurité, organisé en partenariat avec la Direction Générale de la Sécurité des Systèmes d’Information (DGSSI), réunit lors de ce Salon des experts de haut niveau autour des enjeux de protection des infrastructures critiques face à des menaces numériques toujours plus sophistiquées. En parallèle, North Star Africa, la plus grande vitrine de startups du continent, rassemble plus de 800 startups et plus de 400 investisseurs internationaux gérant d’importants volumes de capitaux. Cette séquence renforce le rôle de l’événement comme plateforme de connexion entre l’innovation africaine, les marchés internationaux et les opportunités de financement.

Alors que les acteurs africains et internationaux se retrouvent à Marrakech, le «Gitex Africa Morocco» continue d’affirmer son rôle de plateforme mondiale où se rejoignent les politiques publiques, les capitaux et l’exécution technologique, au service d’une Afrique numériquement souveraine, connectée au monde et économiquement compétitive.

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