L’ouverture du capital des pharmacies est remise en question

Lors d’une réunion d’urgence tenue récemment à Rabat, à la demande des syndicats, avec le Ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, les trois principales centrales syndicales représentant les pharmaciens au Maroc ont exprimé leur rejet de l’avis du Conseil de la Concurrence concernant l’ouverture du capital des pharmacies.
La Fédération Nationale des Syndicats des Pharmaciens du Maroc (FNSPM), l’Union Nationale des Pharmaciens du Maroc (UNPM) et le Syndicat National des Pharmaciens du Maroc (SNPM) ont ainsi fait part, dans un communiqué conjoint, de leur rejet catégorique de cette proposition jugée «insensée tant sur la méthodologie que sur le fond».
La réponse du Ministre de la Santé et de la Protection sociale a été «ferme et rassurante», a indiqué la même source, ajoutant que Amine Tahraoui a affirmé explicitement que la question de l’ouverture du capital des pharmacies «ne s’inscrit guère dans la vision du ministère ni dans celle du gouvernement». Le ministre a également souligné que la pharmacie demeure une structure de santé essentielle qui joue un rôle central dans la garantie de la sécurité médicamenteuse et la préservation de la santé du citoyen, relève le communiqué conjoint.
Respecter l’accord du 6 avril 2025
Amine Tahraoui a, par ailleurs, réaffirmé son engagement à respecter l’accord conclu avec les syndicats le 6 avril 2025, en précisant que le ministère poursuit le chantier de réforme du secteur de la pharmacie afin de le sortir de sa crise actuelle, en partenariat avec les représentants syndicaux des pharmaciens.
Dans le cadre du suivi des accords précédents, cette réunion a été l’occasion de faire le point sur les progrès accomplis sur plusieurs dossiers clés, notamment les médicaments vétérinaires, le projet de loi relatif aux compléments alimentaires, les médicaments génériques ainsi que la carte sanitaire, note la même source, ajoutant que certains de ces dossiers ont atteint la phase législative finale.
Suite à ces avancées, les trois centrales syndicales ont décidé de suspendre les grèves prévues.



