Les femmes au cœur du récit africain à travers «Lignes Blanches, Sang Commun»

L’artiste-photographe Mohssine Bassit revient avec «Lignes Blanches, Sang Commun», une exposition qui s’inscrit dans le projet «Corps de Femmes» et qui explore, en collaboration avec la Fondation Ali Zaoua, le football comme langage d’unité et de reconnaissance, à l’occasion de la CAN 2025.
À travers une série photographique, l’exposition interroge le football comme un espace de rassemblement, d’émotion collective et d’identité partagée, en plaçant les femmes au cœur de l’imaginaire du football africain.
Des femmes originaires du Maroc, de la Tunisie, du Congo, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal sont photographiées portant les maillots des équipes nationales africaines. Leur corps et leurs regards incarnent une Afrique plurielle, consciente de ses différences et unie par une histoire, une mémoire et une énergie communes.
«Le football est l’un des rares espaces où l’on ressent immédiatement l’unité du continent. À travers ces femmes, j’ai voulu montrer que cette unité ne se vit pas seulement dans les gradins ou sur le terrain, mais aussi dans les corps, dans la posture, dans la présence. Elles ne représentent pas des pays qui s’opposent, mais une Afrique qui se regarde et se reconnaît», souligne Mohssine Bassit.
L’exposition sera présentée à Casablanca au Centre Culturel Les Étoiles de Sidi Moumen demain, 17 janvier à 19h.
À propos de Mohcine Bassit
Mohssine Bassit est un artiste photographe marocain dont le travail interroge les notions d’identité, de dignité et de mémoire collective. À travers une écriture visuelle engagée, il explore le corps féminin comme espace de narration sociale, politique et symbolique. Son approche mêle rigueur esthétique, symbolisme et engagement, faisant de la photographie un outil de dialogue et de transmission. Ses œuvres ont été présentées dans plusieurs villes au Maroc et à l’international, notamment à Casablanca, Marrakech, Agadir, Fès, Dakar et Carthage.
À propos de la Fondation Ali Zaoua
Créée en 2009 par le réalisateur marocain, Nabil Ayouch, la Fondation Ali Zaoua est née d’une volonté de reconnecter les habitants de quartiers défavorisés des métropoles, à l’image de Sidi Moumen à Casablanca, et le reste de la population. Convaincus que cette reconnexion passera par un lien culturel et artistique, les fondateurs ont initié un réseau de centres culturels de proximité dans plusieurs villes du Maroc : Casablanca (2014), Tanger (2016), Agadir (2019), Fès (2020) et Marrakech (2021).



