Le Maroc et le Ghana renforcent leur coopération numérique lors des Assises africaines du Gouvernement ouvert

Les Assises africaines du Gouvernement ouvert, organisées du 5 au 7 mai courant sous le thème «Vers une Afrique ouverte», se sont achevées à Rabat sur une note de coopération renforcée entre pays africains engagés dans la transformation publique et numérique.
À cette occasion, la Ministre déléguée auprès du Chef du gouvernement chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a signé une déclaration d’intention avec la Ministre d’État chargée de la Réforme du secteur public de la République du Ghana, Akanvariva Lydia Lamisi, marquant une nouvelle étape dans les relations entre le Maroc et le Ghana.
Cet accord vise à développer la coopération bilatérale dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la digitalisation des services publics, le gouvernement ouvert, l’intelligence artificielle, la gouvernance des données et les technologies émergentes. Les deux pays souhaitent également renforcer l’inclusion numérique et réduire les disparités territoriales en matière d’accès aux services digitaux.
Le partenariat prévoit plusieurs mécanismes opérationnels, parmi lesquels l’échange d’experts et de délégations, l’organisation d’ateliers, de séminaires, de visites d’étude, mais aussi de hackathons et de défis d’innovation destinés à faire émerger des projets communs à fort impact pour les citoyens et les administrations des deux pays.
Dans son discours de clôture, Amal El Fallah Seghrouchni a souligné que l’Afrique dispose désormais des leviers nécessaires pour bâtir sa propre vision de la gouvernance ouverte, fondée sur ses réalités et ses priorités. Elle a estimé que les échanges tenus durant ces Assises ont démontré la capacité du continent à produire des solutions concrètes en matière de transparence, de participation citoyenne, d’intégrité publique et de transformation numérique.
La Ministre a également annoncé l’organisation prochaine, à Dakhla, d’une rencontre nationale consacrée au gouvernement ouvert, réunissant institutions constitutionnelles, collectivités territoriales et acteurs de la société civile. Les travaux se sont conclus par l’adoption de la «Déclaration de Rabat», par laquelle les organisations africaines participantes ont réaffirmé leur engagement en faveur de la transparence, de la redevabilité et de la participation citoyenne à l’échelle du continent.
LAIDIA FAHIM



