Études à l’étranger : les familles veulent partir mieux au lieu de partir vite !

Les familles marocaines veulent que leurs enfants partent mieux au lieu de partir vite pour leurs études à l’étranger. C’est la conviction de Mohcine Berrada, Président-Directeur Général du Groupe L’Étudiant Marocain. En marge du Forum des Études à l’Étranger 2026, organisé le 21 janvier à Rabat et les 22 et 23 janvier à Casablanca, il a dressé pour nous le bilan d’une édition marquée par une forte mobilisation du public, la diversité des destinations représentées et l’évolution structurelle des attentes des familles marocaines en matière de mobilité académique.
À l’issue des trois journées du Forum, quel bilan dressez-vous de cette édition du Forum des Études à l’Étranger ?
Le bilan est très positif. Nous avons accueilli un public nombreux et engagé, composé de lycéens, d’étudiants, de jeunes diplômés et de parents venus de différentes régions du Royaume. Au-delà de la fréquentation, ce qui m’a le plus marqué, c’est la maturité des projets. Les jeunes arrivent aujourd’hui avec des questions précises et une réelle volonté de comparer les destinations, les systèmes universitaires et les trajectoires de formation. Le Forum a pleinement joué son rôle d’espace d’orientation et de mise en relation, avec une diversité d’établissements représentant le Maroc, l’Europe, mais aussi la Chine, la Malaisie, la Turquie, le Royaume-Uni et les États-Unis. Les familles cherchent désormais à sécuriser leurs choix et à inscrire les projets d’études à l’international dans une logique de long terme.
Quelles ont été les formations et filières les plus sollicitées par les étudiants lors de cette édition ?
Plusieurs tendances se dégagent clairement. En tête figurent le management, le commerce international, la finance, le marketing et les MBA, mais aussi l’ingénierie et les technologies, notamment l’informatique, l’intelligence artificielle, la big data et la cybersécurité. Les sciences de la santé demeurent très attractives, tout comme l’architecture, le design, le droit et les relations internationales. Nous avons également constaté un intérêt croissant pour la logistique, l’énergie, l’environnement et le développement durable, ce qui traduit une prise de conscience des mutations économiques et technologiques actuelles.
Les programmes à double diplomation et les cursus internationaux ont-ils suscité un intérêt particulier ?
Oui, très clairement. Les doubles diplômes, les cursus en anglais et les parcours hybrides Maroc-étranger figurent parmi les plus demandés. De nombreuses familles souhaitent que leurs enfants commencent leur parcours au Maroc, dans un cadre structuré, avant de poursuivre à l’international, mieux préparés sur les plans académique et personnel. Les formules «2+2», «3+1» et les parcours multi-pays séduisent parce qu’elles permettent une mobilité progressive, tout en maîtrisant les coûts et les risques liés à un départ trop précoce.
Entretien réalisé par LAIDIA FAHIM



