{"id":5917,"date":"2020-09-18T12:26:15","date_gmt":"2020-09-18T12:26:15","guid":{"rendered":"https:\/\/letempsmag.ma\/?p=5917"},"modified":"2021-06-23T12:48:12","modified_gmt":"2021-06-23T12:48:12","slug":"le-tourisme-en-danger-mobilisons-nous-pour-le-sauver","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/letempsmag.ma\/?p=5917","title":{"rendered":"Le tourisme en danger Mobilisons-nous pour le sauver"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>PAR ABDELHADI ALAMI<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est une \u00e9vidence&nbsp;: l\u2019Organisation Mondiale de la Sant\u00e9 (OMS) est en train d\u2019avoir un gros probl\u00e8me de conscience avec la plan\u00e8te. Son traitement du ph\u00e9nom\u00e8ne \u00abCovid-19\u00bb, depuis le d\u00e9but de cette ann\u00e9e, nourrit chaque jour l\u2019unanimit\u00e9 contre elle&nbsp;! Des voix partout dans le monde s\u2019\u00e9l\u00e8vent contre le mode op\u00e9ratoire qu\u2019elle a impos\u00e9 aux Etats pour g\u00e9rer la pand\u00e9mie. Le stress qu\u2019elle induit dans ses directives aux gouvernements tient de la quasi-hyst\u00e9rie. Corollaire&nbsp;: la crise qui n\u2019\u00e9tait que sanitaire au d\u00e9part s\u2019est mu\u00e9e en crise \u00e9conomique, en crise sociale, voire en crise syst\u00e9mique dans de nombreux pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Maroc ne fait pas exception dans ce constat, quoique mieux log\u00e9 que d\u2019autres territoires lourdement impact\u00e9s. Il n\u2019en reste pas moins que l\u2019\u00e9conomie du tourisme dans le Royaume est en morceaux&#8230; Imaginer un tourisme normal ou des activit\u00e9s de voyages professionnels dans le cadre des mesures barri\u00e8res est quelque chose d\u2019irr\u00e9aliste. Distanciation sociale, port du masque, interdiction de se serrer la main, de s\u2019\u00e9treindre ou de s\u2019embrasser, ne pas faire la f\u00eate, ne pas se distraire dans les h\u00f4tels et les clubs de divertissement\u2026 Quel tourisme, dans ces conditions, peut-on s\u00e9rieusement imaginer&nbsp;? On comprend que des destinations touristiques majeures comme Agadir soient aujourd\u2019hui \u00e0 l\u2019agonie.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Etat a pris, d\u00e8s le d\u00e9part, des mesures importantes et n\u00e9cessaires pour g\u00e9rer la crise sanitaire, et les op\u00e9rateurs priv\u00e9s aussi, par la force des choses, car personne n\u2019avait le choix. Le diktat de l\u2019OMS \u00e9tait et reste trop fort. Et ce diktat, redisons-le, veut que l\u2019on s\u2019administre un rem\u00e8de plus dangereux que la mal&nbsp;! La marge de man\u0153uvre des gouvernements, dont le n\u00f4tre, est inconfortable. De cette situation d\u00e9coulent les d\u00e9cisions excessives, les mesures arbitraires et le travail de sape qui mine les fondements de l\u2019\u00e9conomie.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a des \u00e9tudes r\u00e9centes de m\u00e9decins et sp\u00e9cialistes de la sant\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, notamment en Allemagne, en Belgique, en Italie et en Su\u00e8de, qui attestent qu\u2019il y a eu bel et bien surench\u00e8re et exag\u00e9ration \u00e0 travers le monde dans la r\u00e9ponse apport\u00e9e \u00e0 la pand\u00e9mie du coronavirus. Le plus int\u00e9ressant est que de nombreux experts s\u2019accordent \u00e0 dire que, d\u2019abord, ce n\u2019est pas un virus mais une bact\u00e9rie&nbsp;! Oui, une bact\u00e9rie qui peut se soigner avec des m\u00e9dicaments disponibles dans les pharmacies. Compte tenu de ces informations, dont les sources sont cr\u00e9dibles, on peut se poser des questions sur le mode op\u00e9ratoire observ\u00e9 dans la gestion de cette crise, ici et ailleurs\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>On le dit et on le r\u00e9p\u00e8te&nbsp;: ce qui est p\u00e9nible et grave, c\u2019est que des destinations touristiques importantes ont \u00e9t\u00e9 mises \u00e0 genoux. L\u2019exemple d\u2019Agadir reste frappant. C\u2019est une ville o\u00f9 l\u2019on a d\u00e9nombr\u00e9 7 morts seulement (que Dieu ait leur \u00e2me) depuis le d\u00e9but de la crise sanitaire, il y a 7 mois. Les chiffres indiquaient, \u00e0 mercredi dernier, seulement 114 cas de contaminations pour 85 gu\u00e9risons. 7 morts en 7 mois. Et l\u2019on met \u00e0 genoux une destination qui p\u00e8se lourd dans l\u2019\u00e9conomie du tourisme au Maroc. Oui, c\u2019est p\u00e9nible. C\u2019est incompr\u00e9hensible. Agadir ne m\u00e9rite pas un tel sort car ses fondamentaux sanitaires sont loin de justifier cette chape de plomb qui \u00e9touffe son tourisme et met \u00e0 mal ses ressources.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais il existe toujours de l\u2019espoir&nbsp;! L\u2019on peut en effet, en quelques semaines, op\u00e9rer un retour \u00e0 une situation proche de la normale. Il suffit de lancer une bonne campagne de communication \u00e0 destination des march\u00e9s \u00e9metteurs pour rassurer les touristes et les inciter \u00e0 revenir \u00e0 Agadir.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout au long de cette crise, les Pouvoirs Publics n\u2019ont pas l\u00e9sin\u00e9 sur les moyens pour pr\u00e9server la s\u00e9curit\u00e9 et les forces de l\u2019ordre ont \u00e9t\u00e9 exemplaires dans l\u2019accomplissement de leur devoir avec professionnalisme et un sens \u00e9lev\u00e9 de la responsabilit\u00e9. Mais plus largement, il s\u2019agit aussi de faire attention \u00e0 ce que ressentent les gens. Les r\u00e9actions extr\u00eames, qui naissent souvent du d\u00e9sespoir, n\u2019ont jamais de bons effets\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>PAR ABDELHADI ALAMI C\u2019est une \u00e9vidence&nbsp;: l\u2019Organisation Mondiale de la Sant\u00e9 (OMS) est en train d\u2019avoir un gros probl\u00e8me de conscience avec la plan\u00e8te. Son traitement du ph\u00e9nom\u00e8ne \u00abCovid-19\u00bb, depuis le d\u00e9but de cette ann\u00e9e, nourrit chaque jour l\u2019unanimit\u00e9 contre elle&nbsp;! 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