{"id":5890,"date":"2020-05-29T10:33:36","date_gmt":"2020-05-29T10:33:36","guid":{"rendered":"https:\/\/letempsmag.ma\/?p=5890"},"modified":"2021-06-23T10:34:00","modified_gmt":"2021-06-23T10:34:00","slug":"resilience-resilience","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/letempsmag.ma\/?p=5890","title":{"rendered":"R\u00e9silience, r\u00e9silience\u2026"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>PAR HASSAN EL ARCH<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les d\u00e9g\u00e2ts sont in\u00e9gaux selon les secteurs, c\u2019est un fait. Aux deux extr\u00e9mit\u00e9s du spectre, des branches d\u2019activit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9silientes et d\u2019autres se sont effondr\u00e9es. Au milieu, le gros des industries et des services est en train de recoller les morceaux. L\u2019Argentier du Royaume nous apprend que le pays perd 1 milliard de DH par jour de confinement. Faut-il l\u2019en croire&nbsp;? Oui. C\u2019est un technocrate comp\u00e9tent. Et c\u2019est, avant tout, un banquier au long cours. S\u2019il d\u00e9clare sous la coupole de l\u2019H\u00e9micycle aux repr\u00e9sentants de 36 millions de Marocains que tel est r\u00e9ellement le manque \u00e0 gagner pour la machine de l\u2019\u00e9conomie, c\u2019est que c\u2019est vrai et l\u2019on doit en prendre acte.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme il reste (th\u00e9oriquement) une douzaine de jours avant le processus tant attendu &#8211; et redout\u00e9 &#8211; du d\u00e9confinement, on en conclut que le Maroc perdra encore, d\u2019ici l\u00e0, pas moins de 12 milliards de DH. Soit 80 milliards pour les 80 jours d\u2019astreinte \u00e0 domicile que s\u2019est impos\u00e9 le pays depuis le 20 mars. De quoi \u00abneutraliser\u00bb les 100 milliards de DH sugg\u00e9r\u00e9s, cette semaine, par le plan de relance globale d\u00e9fendu par le patronat.<\/p>\n\n\n\n<p>Jamais, de m\u00e9moire de Marocain, on n\u2019avait essuy\u00e9 un tel cataclysme \u00e9conomique&nbsp;! Compar\u00e9es \u00e0 la conjoncture du \u00abCovid 19\u00bb, les crises de la premi\u00e8re puis de la seconde guerre du Golfe (1991 et 2003) et celles des attentats de Casablanca (2003) puis de la d\u00e9ferlante terroriste en Europe (2015 \u00e0 2018) tiennent presque de la r\u00e9p\u00e9tition sympathique\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi que nous le mettons en exergue au pr\u00e9ambule de notre dossier central et sur la couverture de notre pr\u00e9sente \u00e9dition, la relance de l\u2019\u00e9conomie au Maroc sera tr\u00e8s difficile, mais elle est possible. <em>\u00abIl ne s\u2019agit pas d\u2019\u00eatre alarmiste, et encore moins fataliste, en ces temps o\u00f9 il faut au contraire positiver pour avancer, d\u00e9passer la conjoncture, construire ensemble l\u2019apr\u00e8s \u00abCovid-19\u00bb. Un challenge national tr\u00e8s ardu, mais \u00e0 port\u00e9e. Il est essentiel pour chaque Marocaine et Marocain de s\u2019en convaincre car l\u2019espoir d\u2019un lendemain normalis\u00e9 est \u00e0 cette seule condition\u00bb<\/em>, insistons-nous en ouverture de notre focus sur l\u2019actualit\u00e9 covidienne.<\/p>\n\n\n\n<p>Les d\u00e9g\u00e2ts induits par la crise du coronavirus sont in\u00e9gaux selon les secteurs, disons-nous plus haut. Mais il est un secteur surexpos\u00e9, qui trinque de mani\u00e8re dramatiquement spectaculaire. Le tourisme, en l\u2019occurrence. A en croire les op\u00e9rateurs regroup\u00e9s sous la banni\u00e8re de la Conf\u00e9d\u00e9ration Nationale du Tourisme, ce secteur traverse aujourd\u2019hui la crise la plus grave de son histoire. Presque z\u00e9ro client au mois d\u2019avril et des points d\u2019interrogation grands comme \u00e7a pour le reste de la haute saison, qui d\u00e9marre d\u00e9j\u00e0. C\u2019est quelque chose de jamais vu dans les annales du tourisme depuis l\u2019ind\u00e9pendance. La Conf\u00e9d\u00e9ration nous annonce que les chutes des flux de visiteurs pour la p\u00e9riode de mars \u00e0 d\u00e9cembre 2020 vont \u00eatre de plus de 6 millions de touristes, ce qui correspond \u00e0 environ 12 millions de nuit\u00e9es \u00e9vapor\u00e9es et plus de 34 milliards de DH de casse pour l\u2019ensemble du secteur. A elle seule, la branche de l\u2019h\u00f4tellerie annonce plus de 14 milliards de DH de pertes s\u00e8ches, selon les donn\u00e9es de la Conf\u00e9d\u00e9ration.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est le devenir imm\u00e9diat de ce secteur strat\u00e9gique de l\u2019\u00e9conomie nationale que nous traiterons en focus de notre prochaine livraison. L\u2019\u00e9t\u00e9 est aux portes, les touristes \u00e9trangers ne r\u00e9servent pas, les nationaux sont traumatis\u00e9s \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019une seconde vague du coronavirus ou financi\u00e8rement sur les genoux pour la plupart. M\u00eame avec des marges proches de z\u00e9ro, ce qui est suicidaire pour des \u00e9tablissements touristiques structur\u00e9s, la saison ne sera pas rentable. C\u2019est un fait. L\u2019exemple de Royal Air Maroc est l\u00e0 pour nous rappeler que la r\u00e9silience ou la vuln\u00e9rabilit\u00e9 sont parfois toutes relatives. Mais l\u2019espoir fait vivre, n\u2019est-ce pas&nbsp;?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>PAR HASSAN EL ARCH Les d\u00e9g\u00e2ts sont in\u00e9gaux selon les secteurs, c\u2019est un fait. Aux deux extr\u00e9mit\u00e9s du spectre, des branches d\u2019activit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9silientes et d\u2019autres se sont effondr\u00e9es. Au milieu, le gros des industries et des services est en train de recoller les morceaux. 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