{"id":39408,"date":"2025-10-29T08:07:30","date_gmt":"2025-10-29T07:07:30","guid":{"rendered":"https:\/\/letempsmag.ma\/?p=39408"},"modified":"2025-10-29T08:07:30","modified_gmt":"2025-10-29T07:07:30","slug":"lacces-a-la-banque-reste-un-defi-pour-1-pme-marocaine-sur-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/letempsmag.ma\/?p=39408","title":{"rendered":"L\u2019acc\u00e8s \u00e0 la banque reste un d\u00e9fi pour 1 PME marocaine sur 2"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans le cadre du \u00abTrade and Competitiveness Program\u00bb (TCP) et pour mieux comprendre les enjeux li\u00e9s \u00e0 l\u2019acc\u00e8s au financement des PME au Maroc, la Banque Europ\u00e9enne d\u2019Investissement a d\u00e9voil\u00e9 r\u00e9cemment le second volet de son enqu\u00eate \u00abBEI-UE&nbsp;: les d\u00e9fis des PME au Maroc en 2025\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Men\u00e9e aupr\u00e8s de 150 dirigeants de PME marocaines, principalement actives dans des cha\u00eenes de valeur strat\u00e9giques identifi\u00e9es par le TCP telles que le textile, l\u2019agroalimentaire ou l\u2019automobile, en raison de leur r\u00f4le cl\u00e9 dans l\u2019\u00e9conomie nationale, cette \u00e9tude met en lumi\u00e8re un constat majeur&nbsp;: pour une PME sur deux, l\u2019acc\u00e8s au financement formel demeure inaccessible.<\/p>\n\n\n\n<p>Repr\u00e9sentant 93% du tissu entrepreneurial au Maroc, les PME et TPE contribuent de mani\u00e8re significative \u00e0 cr\u00e9er de la valeur et des emplois dans le Royaume lorsqu\u2019elles disposent des moyens n\u00e9cessaires.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Entre sources formelles et alternatives pour se financer<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Si pr\u00e8s d\u2019une PME sur deux d\u00e9clare avoir obtenu un pr\u00eat aupr\u00e8s d\u2019une institution financi\u00e8re, 35% d\u2019entre elles affirment avoir d\u00fb recourir \u00e0 des sources informelles (proches, amis ou membres de r\u00e9seaux personnels) pour financer leur activit\u00e9. Une pratique \u00e0 la fois risqu\u00e9e, peu durable et inadapt\u00e9e aux besoins de financement importants.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, 15% des PME rapportent avoir essuy\u00e9 un refus de pr\u00eat, soulignant les barri\u00e8res existantes \u00e0 l\u2019acc\u00e8s au cr\u00e9dit. Fait r\u00e9v\u00e9lateur&nbsp;: seules 1% des entreprises interrog\u00e9es affirment n\u2019avoir jamais sollicit\u00e9 de pr\u00eat formel ou informel, illustrant une forte d\u00e9pendance des dirigeants de PME \u00e0 la recherche de financement, quelle qu\u2019en soit la source.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Ad\u00e9quation entre exigences des banques et besoins des PME<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Selon le Haut Commissariat au Plan (HCP), les PME disent se heurter aux conditions d\u2019acc\u00e8s aux pr\u00eats&nbsp;: taux d\u2019int\u00e9r\u00eat peu avantageux (57%), garanties exig\u00e9es importantes (50%) et fonds propres estim\u00e9s comme insuffisants (26%). Au regard des constats, les conditions restent difficiles \u00e0 atteindre pour les entreprises de cette envergure.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autre part, il existe encore des contraintes intangibles qui ajoutent une couche suppl\u00e9mentaire de complexit\u00e9&nbsp;: les proc\u00e9dures lourdes et complexes (53%), le manque d\u2019accompagnement pour les suivre (27%), ainsi qu\u2019une information insuffisante sur les options de financement disponibles (26%), limitent la capacit\u00e9 des PME \u00e0 acc\u00e9der efficacement aux dispositifs existants.<\/p>\n\n\n\n<p>La BEI collabore \u00e9troitement avec les banques marocaines afin de rendre le syst\u00e8me financier plus favorable aux PME. \u00c0 travers le TCP, par exemple, la BEI propose aux institutions financi\u00e8res locales des m\u00e9canismes de garantie partag\u00e9e visant \u00e0 r\u00e9duire leur exposition au risque lorsqu\u2019elles financent les projets d\u2019investissement port\u00e9s par les PME issues des cha\u00eenes de valeur strat\u00e9giques.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Lien intrins\u00e8que entre financement et exportation<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019apr\u00e8s l\u2019enqu\u00eate, plus d\u2019un tiers des dirigeants estiment que le manque de financement constitue un obstacle direct \u00e0 l\u2019exportation. Par ailleurs, 4 PME sur 10 d\u00e9clarent exporter, mais \u00e0 une \u00e9chelle tr\u00e8s restreinte, faute de moyens suffisants pour se structurer et se conformer aux exigences des march\u00e9s \u00e9trangers. \u00abM\u00eame avec des opportunit\u00e9s solides \u00e0 l\u2019international, obtenir un cr\u00e9dit reste un d\u00e9fi. Les conditions sont rarement adapt\u00e9es \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 des PME. On nous demande des garanties que nous ne pouvons pas fournir et les taux sont souvent trop \u00e9lev\u00e9s\u00bb, t\u00e9moigne un dirigeant de PME marocaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 cette r\u00e9alit\u00e9, le TCP se positionne comme un levier strat\u00e9gique. Mis en \u0153uvre par la BEI et cofinanc\u00e9 par l\u2019Union Europ\u00e9enne, il propose un accompagnement technique et financier sur-mesure. La mise en place d\u2019un dispositif structur\u00e9 \u00e0 partir d\u2019un portfolio de garanties partiellement assur\u00e9es par la BEI, de taux pr\u00e9f\u00e9rentiels, d\u2019all\u00e8gement de garanties et d\u2019un accompagnement technique aux banques et aux PME, permet de lib\u00e9rer le potentiel d\u2019investissement de ces derni\u00e8res et renforcer leur comp\u00e9titivit\u00e9 sur les march\u00e9s internationaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Au Maroc, la BEI a sign\u00e9 un accord de partenariat avec la Banque Centrale Populaire afin de d\u00e9velopper une ligne de cr\u00e9dit sp\u00e9cifique pour les PME issues des cha\u00eenes de valeurs exportatrices.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>M\u00e9thodologie de l\u2019enqu\u00eate BEI-UE<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00abEnqu\u00eate BEI-UE&nbsp;: les d\u00e9fis des PME au Maroc en 2025\u00bb, commandit\u00e9e par la Banque Europ\u00e9enne d\u2019Investissement (BEI) et r\u00e9alis\u00e9e par l\u2019institut de sondage Potloc, a \u00e9t\u00e9 conduite en mai 2025 aupr\u00e8s de 150 propri\u00e9taires et\/ou dirigeants de PME marocaines, repr\u00e9sentatifs \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale. Les entreprises interrog\u00e9es appartiennent majoritairement au tissu productif des principales cha\u00eenes de valeur exportatrices cibl\u00e9es par le Programme Trade and Competitiveness de la BEI, cofinanc\u00e9 par l\u2019Union Europ\u00e9enne. Ces cha\u00eenes de valeur concernent les secteurs de l\u2019agroalimentaire, de l\u2019automobile et du textile.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La BEI est un partenaire privil\u00e9gi\u00e9 du Maroc depuis plus de 40 ans. Elle finance le d\u00e9veloppement et la mise en \u0153uvre de projets cl\u00e9s dans des secteurs essentiels de l\u2019\u00e9conomie marocaine tels que le soutien aux entreprises, l\u2019agriculture, l\u2019eau et l\u2019assainissement, l\u2019\u00e9ducation, la sant\u00e9, le transport ou encore les \u00e9nergies renouvelables.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le cadre du \u00abTrade and Competitiveness Program\u00bb (TCP) et pour mieux comprendre les enjeux li\u00e9s \u00e0 l\u2019acc\u00e8s au financement des PME au Maroc, la Banque Europ\u00e9enne d\u2019Investissement a d\u00e9voil\u00e9 r\u00e9cemment le second volet de son enqu\u00eate \u00abBEI-UE&nbsp;: les d\u00e9fis des PME au Maroc en 2025\u00bb. 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