{"id":35784,"date":"2025-05-24T12:51:50","date_gmt":"2025-05-24T11:51:50","guid":{"rendered":"https:\/\/letempsmag.ma\/?p=35784"},"modified":"2025-05-24T13:19:54","modified_gmt":"2025-05-24T12:19:54","slug":"trois-voyages-spirituels-a-fes-au-coeur-des-musiques-sacrees-du-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/letempsmag.ma\/?p=35784","title":{"rendered":"Trois voyages spirituels \u00e0 F\u00e8s, au c\u0153ur des musiques sacr\u00e9es du monde"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans le cadre du Festival de F\u00e8s des Musiques Sacr\u00e9es du Monde trois spectacles d\u2019exception ont transport\u00e9 hier vendredi le public bien au-del\u00e0 des fronti\u00e8res g\u00e9ographiques et temporelles.<br>Entre la puissance mystique des chants arm\u00e9niens, la profondeur du flamenco andalou et l\u2019intensit\u00e9 des traditions soufies marocaines, l\u2019exp\u00e9rience a \u00e9t\u00e9 inoubliable, tissant un lien sacr\u00e9 entre les peuples et les cultures.<\/p>\n\n\n\n<p>Naghash Ensemble : le souffle sacr\u00e9 de l\u2019Arm\u00e9nie<\/p>\n\n\n\n<p>Le Naghash Ensemble, venu d\u2019Arm\u00e9nie, a litt\u00e9ralement envo\u00fbt\u00e9 le public de Jnan Sbil, avec une proposition musicale hors du temps. Sur sc\u00e8ne, trois chanteuses lyriques classiques dialoguent avec des instruments traditionnels arm\u00e9niens (duduk, oud, dohol\u2026) et un piano guid\u00e9 par le compositeur John Hodian. Ensemble, ils redonnent vie aux po\u00e8mes du pr\u00eatre m\u00e9di\u00e9val Mkrtich Naghash dans une fusion saisissante de folk ancestral, de jazz subtil et d\u2019harmonies inspir\u00e9es de la pop occidentale. \u00c0 la fois m\u00e9ditative et explosive, leur musique touche au spirituel. Chaque note, chaque envol\u00e9e vocale semble convoquer une m\u00e9moire profonde, r\u00e9veillant une ferveur int\u00e9rieure partag\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Miguel Poveda : Lorca, Duende et flamenco<\/p>\n\n\n\n<p>Autre moment fort, cette fois \u00e0 Bab Al Makina : le r\u00e9cital de Miguel Poveda, consacr\u00e9 \u00e0 Poema Del Cante Jondo de Federico Garc\u00eda Lorca. Accompagn\u00e9 du guitariste virtuose Jes\u00fas Guerrero, le chanteur catalan incarne avec intensit\u00e9 le duende cher au po\u00e8te espagnol. Sa voix, tant\u00f4t grave, tant\u00f4t a\u00e9rienne, \u00e9pouse les vers de Lorca dans une interpr\u00e9tation habit\u00e9e, authentique et bouleversante.<br>Soutenu par les percussions de Paquito Gonz\u00e1lez, les ch\u0153urs de Los Makarines et les palmas envo\u00fbtantes de Carlos Grilo, Poveda fait rena\u00eetre l\u2019\u00e2me andalouse dans toute sa splendeur. Le public, suspendu \u00e0 chaque souffle, a v\u00e9cu une exp\u00e9rience profond\u00e9ment \u00e9motionnelle, o\u00f9 le chant devenait pri\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Les Nuits Soufies : la Hamdouchiya en transe mystique<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans l\u2019intimit\u00e9 spirituelle des Nuits Soufies que s\u2019est conclue cette trilogie musicale avec la Hamdouchiya, \u00e0 Jnan Sbil. Rythmes ent\u00eatants, chants d\u2019invocation, percussions r\u00e9p\u00e9titives et danses de transe ont plong\u00e9 les spectateurs dans une atmosph\u00e8re sacr\u00e9e. Les membres de la Tariqa, en habits traditionnels, ont offert une performance profond\u00e9ment immersive, o\u00f9 chaque mouvement, chaque souffle semblait habit\u00e9 par le divin. Dans la nuit fassie, les vibrations du Dikr ont fait fr\u00e9mir les feuillages du jardin sacr\u00e9. Tout simplement merveilleux !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LAIDIA FAHIM<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le cadre du Festival de F\u00e8s des Musiques Sacr\u00e9es du Monde trois spectacles d\u2019exception ont transport\u00e9 hier vendredi le public bien au-del\u00e0 des fronti\u00e8res g\u00e9ographiques et temporelles.Entre la puissance mystique des chants arm\u00e9niens, la profondeur du flamenco andalou et l\u2019intensit\u00e9 des traditions soufies marocaines, l\u2019exp\u00e9rience a \u00e9t\u00e9 inoubliable, tissant un lien sacr\u00e9 entre les &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":35786,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[56],"tags":[],"class_list":["post-35784","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-patrimoine"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/letempsmag.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/35784","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/letempsmag.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/letempsmag.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/letempsmag.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/letempsmag.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=35784"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/letempsmag.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/35784\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":35790,"href":"https:\/\/letempsmag.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/35784\/revisions\/35790"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/letempsmag.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/35786"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/letempsmag.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=35784"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/letempsmag.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=35784"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/letempsmag.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=35784"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}