{"id":35706,"date":"2025-05-20T12:58:54","date_gmt":"2025-05-20T11:58:54","guid":{"rendered":"https:\/\/letempsmag.ma\/?p=35706"},"modified":"2025-05-20T12:58:55","modified_gmt":"2025-05-20T11:58:55","slug":"sauvages-de-claude-barras-un-cri-du-coeur-a-meknes-pour-la-planete","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/letempsmag.ma\/?p=35706","title":{"rendered":"\u00abSauvages\u00a0!\u00bb, de Claude Barras, un cri du c\u0153ur \u00e0 Mekn\u00e8s pour la plan\u00e8te"},"content":{"rendered":"\n<p>Le Th\u00e9\u00e2tre Mohammed El Mennouni \u00e0 Mekn\u00e8s a accueilli, hier lundi matin, la projection du film \u00abSauvages&nbsp;!\u00bb du r\u00e9alisateur suisse Claude Barras, dans le cadre du FICAM 2025. Une \u0153uvre d\u2019animation poignante et profond\u00e9ment engag\u00e9e, qui a \u00e9mu le public par sa sensibilit\u00e9, sa beaut\u00e9 artisanale et son puissant message \u00e9cologique.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019issue de la projection, un point de presse a r\u00e9uni Claude Barras et les m\u00e9dias pour un \u00e9change riche autour de la gen\u00e8se du film, de sa d\u00e9marche artistique et des th\u00e9matiques qu\u2019il aborde avec justesse et humanit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9v\u00e9l\u00e9 au grand public avec le succ\u00e8s mondial de \u00abMa vie de Courgette\u00bb, Claude Barras signe avec \u00abSauvages&nbsp;!\u00bb un retour marquant \u00e0 l\u2019\u00e9cran. R\u00e9alis\u00e9 en \u00abstop motion\u00bb, le film a d\u00e9j\u00e0 s\u00e9duit la critique. Il a \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9 au Festival de Cannes 2024, au Festival International du Film d\u2019Animation d\u2019Annecy, aux Prix Lumi\u00e8res de la Presse \u00c9trang\u00e8re 2025 et en lice pour les C\u00e9sars 2025.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire du film suit K\u00e9ria, une jeune fille autochtone brutalement arrach\u00e9e \u00e0 sa for\u00eat amazonienne pour \u00eatre plac\u00e9e dans un orphelinat. Refusant de se r\u00e9signer, elle s\u2019enfuit avec d\u2019autres enfants pour entreprendre un voyage de retour vers sa terre natale, entre r\u00eave et r\u00e9sistance, face \u00e0 la menace de la d\u00e9forestation.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec une animation artisanale d\u2019une grande d\u00e9licatesse et une narration \u00e0 hauteur d\u2019enfant, \u00abSauvages&nbsp;!\u00bb s\u2019impose comme un plaidoyer vibrant en faveur de la biodiversit\u00e9 et des droits des peuples autochtones. Une \u0153uvre \u00e0 la fois po\u00e9tique, politique et essentielle, qui interpelle autant qu\u2019elle \u00e9merveille.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9 en 1973, Claude Barras poursuit ainsi son engagement pour un cin\u00e9ma humaniste, ancr\u00e9 dans les r\u00e9alit\u00e9s sociales et environnementales de notre temps. Apr\u00e8s avoir conquis le monde avec \u00abMa vie de Courgette\u00bb, C\u00e9sar du meilleur film d\u2019animation et nomination aux Oscars, il confirme avec \u00abSauvages&nbsp;!\u00bb sa place singuli\u00e8re dans le paysage du cin\u00e9ma d\u2019animation contemporain.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le film, Claude Barras a choisi \u00e0 nouveau le \u00abstop motion\u00bb, une technique tr\u00e8s exigeante. Nous lui avons demand\u00e9 ce qu\u2019elle lui permet d\u2019exprimer et que l\u2019animation num\u00e9rique ne permettrait pas\u2026 Voici sa r\u00e9ponse&nbsp;: \u00abDans \u00abSauvages&nbsp;!\u00bb, j\u2019ai de nouveau choisi le \u00abstop motion\u00bb, une technique effectivement tr\u00e8s exigeante, mais qui offre quelque chose d\u2019unique. Contrairement \u00e0 l\u2019animation num\u00e9rique, le stop-motion conserve une forme de mat\u00e9rialit\u00e9, de texture, presque artisanale. Cette pr\u00e9sence physique des marionnettes cr\u00e9e un contraste int\u00e9ressant avec la r\u00e9alit\u00e9 souvent dure et r\u00e9aliste des sujets abord\u00e9s. Ce que j\u2019appr\u00e9cie particuli\u00e8rement, c\u2019est cette po\u00e9sie un peu na\u00efve que permet le \u00abstop motion\u00bb. M\u00eame quand le sujet est grave ou engag\u00e9, cette technique donne une distance, une forme de douceur qui permet d\u2019aborder les choses autrement. Il y a une sorte de jeu entre le r\u00e9alisme du son, notamment des voix, et l\u2019\u00e9vidente artificialit\u00e9 des marionnettes. On ne cherche pas \u00e0 cacher que ce sont des poup\u00e9es, Au contraire, on assume la technique. Et c\u2019est dans cette tension entre r\u00e9alisme sonore et esth\u00e9tique stylis\u00e9e que na\u00eet, je crois, une forme de magie. Enfin, le \u00abstop motion\u00bb me permet de transformer des univers parfois complexes, voire violents, en des r\u00e9cits accessibles, presque des contes, sans pour autant les \u00e9dulcorer. C\u2019est une mani\u00e8re de faire entrer les jeunes spectateurs dans des mondes qu\u2019ils n\u2019auraient peut-\u00eatre pas approch\u00e9s autrement\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>LAIDIA FAHIM<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Th\u00e9\u00e2tre Mohammed El Mennouni \u00e0 Mekn\u00e8s a accueilli, hier lundi matin, la projection du film \u00abSauvages&nbsp;!\u00bb du r\u00e9alisateur suisse Claude Barras, dans le cadre du FICAM 2025. 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