{"id":31128,"date":"2024-10-29T04:19:00","date_gmt":"2024-10-29T03:19:00","guid":{"rendered":"https:\/\/letempsmag.ma\/?p=31128"},"modified":"2024-11-26T04:20:16","modified_gmt":"2024-11-26T03:20:16","slug":"hanout-atelier-a-marrakech-un-lieu-de-memoire-et-une-oeuvre-de-transmission","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/letempsmag.ma\/?p=31128","title":{"rendered":"Hanout Atelier \u00e0 Marrakech, un lieu de m\u00e9moire et une \u0153uvre de transmission"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00abMin ta, min ana\u00bb&nbsp;: une exposition sous le th\u00e8me de l\u2019hommage \u00e0 un h\u00e9ritage d&#8217;artisanat, d&#8217;ind\u00e9pendance et de tradition qui explore des sujets cl\u00e9s li\u00e9s \u00e0 la famille, au patrimoine et \u00e0 la cr\u00e9ativit\u00e9. L\u2019exposition a lieu \u00e0 Marrakech et l\u2019id\u00e9e centrale peut en \u00eatre r\u00e9sum\u00e9e par la c\u00e9l\u00e8bre maxime en arabe dialectal marocain qui se traduit par \u00abD&#8217;o\u00f9 je viens, tu viens\u00bb. Cet aphorisme souligne la continuit\u00e9 et la nature partag\u00e9e de l&#8217;artisanat, de l&#8217;identit\u00e9 et du legs familial, comme l\u2019expliquent les deux curateurs de l\u2019exposition, Amine Lahrach, artiste pluridisciplinaire, et Ula Neumann, archiviste d&#8217;art berlinoise.<\/p>\n\n\n\n<p>La Fatna Maaroufi est tout \u00e0 la fois artisane, brodeuse, et m\u00e8re, r\u00e9cemment disparue, de Meriem Nour, designer, cr\u00e9atrice de la marque Hanout boutique et fondatrice de ce nouvel espace culturel. De l\u2019\u00e9motion tout au long de cette journ\u00e9e, nombre de visiteurs ont \u00e9cout\u00e9 et ont \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement touch\u00e9s par le document sonore. Un t\u00e9moignage sous forme de conversation des filles de La Fatna. Elles y \u00e9voquent leurs souvenirs d\u2019enfance avec leur m\u00e8re autour de la broderie, du tricot, de ces moments privil\u00e9gi\u00e9s de transmission et de ce patrimoine dont toutes ont finalement h\u00e9rit\u00e9. Et surtout, elles insistent sur cette transmission \u00e9galement de l\u2019ind\u00e9pendance financi\u00e8re que lui ont apport\u00e9e ce savoir-faire et cette cr\u00e9ativit\u00e9. Et les filles rapportent plusieurs anecdotes \u00e0 ce sujet sur cette m\u00e8re dont elles sont fi\u00e8res de rappeler qu\u2019elle a toujours travaill\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En face de ce t\u00e9moignage audio, un autre dialogue, silencieux et tout aussi fort entre deux tenues, l\u2019une de Meriem Nour, la fille, debout devant celle, traditionnelle, brod\u00e9e par sa m\u00e8re, en position assise pr\u00eate \u00e0 transmettre son savoir. En arri\u00e8re-plan, la maxime qui sous-tend toute cette exposition inscrite en arabe : \u00ab min ta, min ana \u00bb. Et entre ces deux dialogues, l\u2019un sonore, l\u2019autre silencieux, des photos familiales de La Fatna, portant diff\u00e9rentes tenues qui reviennent ainsi sur une certaine histoire de la mode marocaine cont\u00e9e \u00e0 travers les clich\u00e9s personnels d\u2019une m\u00e8re, artisane, femme ind\u00e9pendante marocaine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abMin ta, min ana\u00bb&nbsp;: une exposition sous le th\u00e8me de l\u2019hommage \u00e0 un h\u00e9ritage d&#8217;artisanat, d&#8217;ind\u00e9pendance et de tradition qui explore des sujets cl\u00e9s li\u00e9s \u00e0 la famille, au patrimoine et \u00e0 la cr\u00e9ativit\u00e9. 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