{"id":1947,"date":"2021-04-09T10:23:37","date_gmt":"2021-04-09T10:23:37","guid":{"rendered":"https:\/\/letempsmag.ma\/?p=1947"},"modified":"2021-04-09T10:32:36","modified_gmt":"2021-04-09T10:32:36","slug":"clics-sensationnels","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/letempsmag.ma\/?p=1947","title":{"rendered":"CLICS SENSATIONNELS"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>PAR HASSAN EL ARCH<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Rien n\u2019arr\u00eate l\u2019inextinguible d\u00e9sir de se faire voir&nbsp;! M\u00eame et surtout chez les m\u00e9dias. Et ne parlons pas des r\u00e9seaux sociaux qui ont invent\u00e9 l\u2019art du \u00abtout \u00e0 partir de rien\u00bb. Un nouveau genre dans l\u2019exercice du journalisme, si les r\u00e9seaux sociaux \u00e9taient des supports de presse. Ce qui n\u2019est pas le cas et qui nous am\u00e8ne \u00e0 ce constat&nbsp;: pour faire lire ses contenus et, ce faisant, booster le compteur des clics, toutes les ficelles sont bonnes. Par exemple, mettre un point d\u2019interrogation dans un titre d\u2019article suffisamment bien orient\u00e9 pour conditionner l\u2019opinion du lecteur, avant m\u00eame que le clic sur l\u2019information ne r\u00e9v\u00e8le une\u2026 non-information. C\u2019est de bonne guerre, tant qu\u2019on n\u2019en fait pas un fonds de commerce pour vendre \u00abtout \u00e0 partir de rien\u00bb&nbsp;! Mais il est vrai qu\u2019au final, le lecteur seul en est pour ses frais.<\/p>\n\n\n\n<p>Regardons, par exemple, ce qui se passe depuis quelques jours dans les m\u00e9dias autour du vaccin. Le sensationnel faisant toujours recette, c\u2019est l\u2019alarmisme \u00e0 tout-va qui r\u00e8gne sur les sites \u00e9lectroniques. Rupture des stocks&nbsp;? Quantit\u00e9s insuffisantes&nbsp;? Probl\u00e8mes d\u2019approvisionnement&nbsp;? Difficult\u00e9s sur la premi\u00e8re dose&nbsp;? Opacit\u00e9 dans la com\u2019 du minist\u00e8re de la Sant\u00e9&nbsp;? C\u2019est \u00e9videmment toujours ce qui va mal qui fait vendre. Quand tout va bien, cela ne rapporte pas de clics\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Au hasard des \u00absorties\u00bb sur la question, ces derniers jours, quelques tirades ont interpell\u00e9, inqui\u00e9t\u00e9, voire obs\u00e9d\u00e9 les internautes addicts au sensationnel. Un site, par-ci, r\u00e9v\u00e9lait r\u00e9cemment que le pays ne disposait plus que de 254.827 doses de vaccin avant d\u2019\u00eatre en rupture de stock pour les premi\u00e8res doses. Un site, par-l\u00e0, affirmait aussi qu\u2019il ne restait que peu de personnes \u00e0 vacciner avant que le pays soit en rupture de stock, et que malgr\u00e9 cela, le gouvernement n\u2019a op\u00e9r\u00e9 aucun changement dans le rythme de vaccination. Un autre site encore s\u2019est attard\u00e9 sur le rythme de la campagne nationale de vaccination qui stagnerait parce que le stock de vaccins disponibles continue de s&#8217;\u00e9puiser.<\/p>\n\n\n\n<p>De nombreux sites ressassent presque chaque jour le leitmotiv. En revanche, tr\u00e8s peu ont relay\u00e9 les assurances formul\u00e9es par les autorit\u00e9s de tutelle. C\u2019est \u00e0 peine si l\u2019on a vu, dans ce flot de d\u00e9pression charri\u00e9 par les sources \u00e9lectroniques, un haut responsable de l\u2019Entrep\u00f4t Central des vaccins d\u00e9clarant que la distribution des doses se fait de mani\u00e8re r\u00e9fl\u00e9chie et normale. Ou qu\u2019un repr\u00e9sentant du minist\u00e8re de la Sant\u00e9 invitait \u00e0 ne pas c\u00e9der \u00e0 la tentation n\u00e9gativiste au moment o\u00f9 le pays a besoin d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer sa campagne de vaccination et non sa propension au\u2026 buzz&nbsp;!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>PAR HASSAN EL ARCH Rien n\u2019arr\u00eate l\u2019inextinguible d\u00e9sir de se faire voir&nbsp;! M\u00eame et surtout chez les m\u00e9dias. Et ne parlons pas des r\u00e9seaux sociaux qui ont invent\u00e9 l\u2019art du \u00abtout \u00e0 partir de rien\u00bb. Un nouveau genre dans l\u2019exercice du journalisme, si les r\u00e9seaux sociaux \u00e9taient des supports de presse. 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