{"id":12817,"date":"2022-02-24T16:49:46","date_gmt":"2022-02-24T15:49:46","guid":{"rendered":"https:\/\/letempsmag.ma\/?p=12817"},"modified":"2022-02-24T17:21:09","modified_gmt":"2022-02-24T16:21:09","slug":"ca-coule-de-source","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/letempsmag.ma\/?p=12817","title":{"rendered":"<strong>\u00c7a<span style=\"color: #08f\"> coule<\/span> de source\u00a0! <\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><strong><\/strong><\/p>\n<p><strong><\/strong><\/p>\n<p><strong><\/strong><\/p>\n<p><strong><\/strong><\/p>\n<p><strong><\/strong><\/p>\n<p><strong><\/strong><\/p>\n<p><strong><\/strong><\/p>\n<p><strong><\/p>\n<div style=\"text-align: center\">\nPar HASSAN EL ARCH<br \/>\nDirecteur de la R\u00e9daction<br \/>\ndirection@letempsmag.ma<\/div>\n<p><\/strong><strong><\/strong><strong><\/strong><strong><\/strong><strong><\/strong><strong><\/strong><strong><\/strong><strong><\/strong><strong><\/strong><strong><\/strong><br \/>\nOn comprend ais\u00e9ment, avec la s\u00e9cheresse qui frappe aujourd\u2019hui le Maroc, que des civilisations se soient d\u00e9clar\u00e9 la guerre dans l\u2019antiquit\u00e9 pour un fleuve. Que des empires aient crois\u00e9 le fer, au Moyen-\u00e2ge, pour une source ou un lac. Et que des tribus aient \u00e9t\u00e9 &#8211; et soient toujours &#8211; contraintes \u00e0 l\u2019exode face au sol craquel\u00e9&#8230;<br \/>\nDieu merci, nous n\u2019en sommes pas l\u00e0. Et nous n\u2019y serons probablement pas de sit\u00f4t. Pas de notre vivant, si l\u2019on en croit les sp\u00e9cialistes de l\u2019eau. N\u00e9anmoins, la gestion du stress hydrique r\u00e9v\u00e8le un peu partout dans le monde, et pas seulement chez nous, des r\u00e9alit\u00e9s qu\u2019il serait suicidaire d\u2019ignorer : la pr\u00e9cieuse ressource se tarit ! Tr\u00e8s lentement. Mais inexorablement. La surpopulation, l\u2019industrialisation et le d\u00e9r\u00e8glement climatique ne sont pas seuls en cause. La gabegie dans l\u2019utilisation et dans la consommation de l\u2019eau expliquent une partie du d\u00e9ficit hydrique qui nous afflige aujourd\u2019hui. Qu\u2019on le veuille ou non, le comportement des uns et des autres face \u00e0 la ressource de l\u2019eau tient au mieux de l\u2019irresponsabilit\u00e9, au pire de l\u2019inconscience. Il n\u2019y a pas d\u2019autres mots. Et, \u00e0 n\u2019en point douter, les deux conduiront nos enfants \u00e0 la catastrophe, demain.<br \/>\nLe Maroc est \u00e0 sec en 2022. On a v\u00e9cu des cycles de s\u00e9cheresse par le pass\u00e9, mais rien de tel depuis deux d\u00e9cennies. C\u2019est dire si le p\u00e9ril est r\u00e9el. On a peut-\u00eatre du mal \u00e0 l\u2019imaginer, dans notre petit confort de citadins passablement blas\u00e9s, mais des concitoyens ont le plus grand mal, au fin fond de la campagne, \u00e0 \u00e9tancher leur soif, \u00e0 irriguer leur champ et \u00e0 abreuver leur b\u00e9tail. Superposez ce \u00abclich\u00e9\u00bb avec les sc\u00e8nes que nous voyons tous au quotidien. Des tuyaux l\u00e2chant des trombes d\u2019eau sur des voitures savonn\u00e9es comme il se doit. Des piscines d\u00e9bordant de flotte o\u00f9 barbottent quelquefois les m\u00f4mes pour conjurer l\u2019ennui. Des douches de plus en plus italiennes (c\u2019est \u00e0 la mode) et des baignoires \u00e0 l\u2019am\u00e9ricaine o\u00f9 l\u2019eau coule, une petite \u00e9ternit\u00e9, avant d\u2019atteindre la bonne temp\u00e9rature ! Plus prosa\u00efquement, des \u00e9viers o\u00f9 des cascades invraisemblables sont dilapid\u00e9es, sans \u00e9tat d\u2019\u00e2me, pour deux ou trois couverts&#8230; Le lien de cause \u00e0 effet n\u2019\u00e9chappe \u00e0 personne si l\u2019on se met dans la bonne disposition d\u2019esprit : nous ass\u00e9chons nous-m\u00eames, aujourd\u2019hui, l\u2019environnement de la prochaine g\u00e9n\u00e9ration.<br \/>\nLa moyenne nationale des pluies affiche, en ce moment, un manque de 64% en comparaison avec une saison normale. Les pr\u00e9cipitations se font rares; au mieux sporadiques. Les barrages sont \u00e0 un niveau de remplissage inqui\u00e9tant. C\u2019est la cote d\u2019alerte ! Le Souverain a ordonn\u00e9, il y a quelques jours, le d\u00e9ploiement de tr\u00e8s grands moyens pour faire face \u00e0 cette situation de stress hydrique. Un programme in\u00e9dit est en cours de mise en place \u00e0 travers le pays, moyennant une dotation de 10 milliards de DH. L\u2019ampleur de l\u2019effort financier est colossale et l\u2019enjeu est strat\u00e9gique car il s\u2019agit, ni plus ni moins, de la s\u00e9curit\u00e9 et de la souverainet\u00e9 hydriques du pays.<br \/>\nL\u2019eau est l\u2019autre combat du Maroc en 2022. Ainsi titrons-nous la couverture de ce num\u00e9ro et le dossier que nous y consacrons \u00e0 la question. C\u2019est le d\u00e9but d\u2019une s\u00e9rie de contenus que nous programmons dans nos supports (digital et print) pour mieux coller \u00e0 l\u2019actualit\u00e9 hydrique du Royaume.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par HASSAN EL ARCH Directeur de la R\u00e9daction direction@letempsmag.ma On comprend ais\u00e9ment, avec la s\u00e9cheresse qui frappe aujourd\u2019hui le Maroc, que des civilisations se soient d\u00e9clar\u00e9 la guerre dans l\u2019antiquit\u00e9 pour un fleuve. Que des empires aient crois\u00e9 le fer, au Moyen-\u00e2ge, pour une source ou un lac. 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