{"id":11917,"date":"2022-01-29T09:57:45","date_gmt":"2022-01-29T08:57:45","guid":{"rendered":"https:\/\/letempsmag.ma\/?p=11917"},"modified":"2022-01-29T09:57:52","modified_gmt":"2022-01-29T08:57:52","slug":"merci-ma-femme-merci-mon-patronmerci-mes-amis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/letempsmag.ma\/?p=11917","title":{"rendered":"<div  style=\"text-align: center\"><strong>Merci ma femme <\/br >Merci mon patron<\/br >Merci mes amis<\/strong><\/div>"},"content":{"rendered":"\n<p>Sans doute la terreur, consciente ou inconsciente, qui est associ\u00e9e \u00e0 la maladie y est-elle pour quelque chose\u2026 Le prisme du \u00abCovid-19\u00bb donne une perspective de vue totalement in\u00e9dite sur soi et sur sa propre existence. D\u2019anciens malades gu\u00e9ris du sida ou du cancer, aujourd\u2019hui infect\u00e9s par le coronavirus, le confirment sans ambages. Je les en crois tr\u00e8s volontiers.<\/p>\n\n\n\n<p>Ayant, jusque-l\u00e0, \u00e9t\u00e9 miraculeusement pr\u00e9serv\u00e9 contre le sida, le cancer et autres pathologies souvent l\u00e9tales, mon r\u00e9cent \u00abKO\u00bb face \u00e0 l\u2019Omicron \u00e9tait statistiquement in\u00e9vitable. C\u2019est m\u00eame inou\u00ef qu\u2019en deux ans de cohabitation avec le virus, mon organisme ait r\u00e9sist\u00e9 malgr\u00e9 l\u2019\u00e2ge, l\u2019exposition permanente aux risques, les voyages, les servitudes du boulot, la fr\u00e9quentation des autres dans la r\u00e9sidence, au travail, dans le taxi, au restaurant\u2026 Il faut en rendre gr\u00e2ce \u00e0 Dieu. Deux ans de \u00absursis\u00bb, ce n\u2019est pas rien. Pour soi-m\u00eame, pour la famille et pour les amis. Mais il y a un d\u00e9but \u00e0 tout. Et, fort heureusement, une fin aussi.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de ma tristesse d\u2019avoir rejoint les statistiques nationales du \u00abCovid-19\u00bb, une ent\u00eatante impression de \u00abrenaissance\u00bb me fait regarder les choses avec un recul nouveau. J\u2019ai le sentiment qu\u2019\u00eatre un miracul\u00e9 du coronavirus est une chance au sens existentiel du terme car il y a d\u00e9finitivement un avant et un apr\u00e8s&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s les affres de la maladie, la douleur, le d\u00e9sespoir, la conscience du combat pour la survie, la terreur de partir de cette mani\u00e8re, l\u2019angoisse de quitter les siens, apr\u00e8s tout cela, les choses n\u2019ont absolument plus la m\u00eame valeur. Elles changent d\u2019importance. Elles se repositionnent dans l\u2019\u00e9chelle des priorit\u00e9s. Une nouvelle grille des urgences se d\u00e9ploie, en somme. Et l\u2019on d\u00e9couvre que l\u2019on a longtemps gonfl\u00e9 des histoires en fin de compte ridicules, tout en d\u00e9daignant des \u00abbricoles\u00bb d\u00e9sormais essentielles&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Les experts ont beaucoup glos\u00e9 sur ce fameux miroir d\u00e9formant que l\u2019on ne d\u00e9couvre que tard, ou alors \u00e0 certaines phases critiques de la vie. Le mien a bien fonctionn\u00e9. Et ce que j\u2019y ai vu me rappelle combien la vie est pr\u00e9cieuse, combien elle se bonifie avec le temps, combien les liens sociaux sont essentiels pour continuer \u00e0 vivre ou \u00e0 survivre, combien la solitude est mortelle m\u00eame avec la r\u00e9mission, combien le soleil est bon sur le visage en fin de matin\u00e9e, combien les m\u00e9dicaments sont d\u00e9risoires sans amour\u2026 Merci ma femme, merci mon patron, merci mes coll\u00e8gues, merci mes amis.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sans doute la terreur, consciente ou inconsciente, qui est associ\u00e9e \u00e0 la maladie y est-elle pour quelque chose\u2026 Le prisme du \u00abCovid-19\u00bb donne une perspective de vue totalement in\u00e9dite sur soi et sur sa propre existence. D\u2019anciens malades gu\u00e9ris du sida ou du cancer, aujourd\u2019hui infect\u00e9s par le coronavirus, le confirment sans ambages. 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