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FIFM 2023

«Dormitory» et «Limbo» ou l’éternelle poésie du noir et blanc

Le Festival International du Film de Marrakech (FIFM) maintient la dynamique du grand spectacle tout au long de cette semaine. Le film «Dormitory» (Turquie, Allemagne et France), du réalisateur turc Nehir Tuna, a ainsi été projeté hier mardi, au cinéma Le Colisée, dans le cadre de la compétition officielle de cette 20ème édition du FIFM. Un film tourné en noir et blanc, dont la séance de projection a été suivie d’un débat en présence du réalisateur qui était accompagné des principaux acteurs.

Nehir Tuna a déclaré avant la projection du film que c’est la première fois que «Dormitory» était présenté dans le monde arabe et que c’est un moment significatif pour toute l’équipe du film. Pour le choix du noir et blanc, Nehir Tuna a expliqué qu’il symbolise une vie dans laquelle le système des croyances ne permet aucune couleur, aucune différence, ni aucune nuance. Mais il est passé à la couleur, lorsque les garçons goûtent à la liberté pour la première fois.

Durant le dernier Festival International du Film de Saint-Jean de Luz (France), Nehir Tuna a obtenu le Prix de la Critique du Syndicat Français du Cinéma ainsi que le Prix de la Mise en Scène.

«Dormitory» narre l’histoire d’Ahmet, interprété par l’acteur Doga Karakas, un adolescent de 14 ans cherchant à correspondre à l’image idéale de fils que se fait son père, récemment converti. Nous sommes en Turquie, en 1996, au milieu des tensions entre Turcs religieux et laïcs et Ahmet est envoyé par son père dans un dortoir islamique (Yurt) pour apprendre les valeurs musulmanes. Pour Ahmet, c’est un cauchemar. Le jour, il fréquente une école privée laïque et nationaliste; le soir, il retrouve son dortoir surpeuplé, les longues heures d’études coraniques et les brimades. Mais grâce à son amitié avec un autre pensionnaire, Ahmet défie les règles strictes de ce système.

Au Palais des Congrès, à la Salle des Ministres, c’était ensuite au tour du film australien «Limbo», d’Ivan Sen, d’être projeté en première dans les régions du Moyen-Orient et d’Afrique.

Le réalisateur et l’acteur australien Ivan Sen et Simon Baker ont pris la parole avant la projection du film pour expliquer le fond de l’histoire ainsi que le personnage vedette de «Limbo». Simon Baker (vedette de la célèbre série «Mentalist») arbore un nouveau look dans ce film, l’acteur étant complètement méconnaissable : il apparaît avec les cheveux courts, une barbe naissante et des tatouages.

Le film, entièrement tourné en noir et blanc lui aussi, suit Travis Hurley, interprété par Simon Baker, qui arrive dans une petite ville de l’arrière-pays australien pour enquêter sur l’homicide non élucidé d’une femme aborigène, vingt ans auparavant. En tissant des liens avec la famille de la victime, il dévoile une série de vérités ardues, soulignant les complexités de l’injustice subie par la communauté des Aborigènes.

LAIDIA FAHIM

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